Menthe, basilic, coriandre, thym, za'atar… Ces végétaux du quotidien, discrets et puissants, seront cette année au cœur de toutes les conversations — et de toutes les casseroles.
Derrière leur apparente simplicité, les herbes aromatiques sont de véritables archives vivantes. D'une région à l'autre, d'une génération à l'autre, elles racontent les gestes transmis en silence, les jardins cultivés aux abords des maisons, les remèdes de grand-mère et les secrets de cuisine jalousement gardés.
Cette année, le festival choisit de les mettre en lumière dans toute leur complexité : chaque herbe cache en réalité une multitude de variétés, chacune portant sa propre identité géographique, ses nuances gustatives, ses usages thérapeutiques. La menthe du Maghreb n'est pas celle des Balkans. Le basilic génois dialogue avec le basilic thaï. La coriandre divise autant qu'elle rassemble — et c'est précisément ce qui la rend fascinante.
Ces "vigies de l'écologie", comme les nomment les organisateurs, font aussi parler d'écologie du vivant : enracinées dans leurs terroirs, elles incarnent une forme de cuisine sobre, créative, profondément ancrée dans le déjà-là végétal.
Dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, cette 9e édition s'ouvre résolument vers le sud et l'est de la mer. Des chef·fes, artistes et acteur·rices culinaires du Liban, du Maroc, de Tunisie et d'Algérie sont invité·es à Marseille pour faire dialoguer leurs traditions herbacées avec celles de la ville.
Une rencontre entre les cuisines qui partagent un même soleil, un même rapport instinctif aux plantes sauvages ou cultivées, une même façon de faire parler la terre dans l'assiette. Le Kouss·Kouss Festival devient ainsi, le temps de seize jours, un espace de diplomatie culinaire à ciel ouvert.
C'est l'une des marques de fabrique du festival : pas de lieu unique, pas de site fermé. Le Kouss·Kouss Festival envahit restaurants, marchés, épiceries, hôpitaux, lieux culturels, espaces de solidarité et cantines collectives — autant d'adresses qui font le tissu vivant de Marseille, du centre aux quartiers les plus éloignés.
L'idée est là depuis neuf ans : la fête doit aller chercher les gens là où ils sont, pas l'inverse. Et elle reste, comme chaque année, entièrement gratuite.
Fidèle à la tradition portée par l'Été Marseillais, le festival s'ouvre sur le grand couscous populaire gratuit de fin août — moment de partage et de convivialité qui donne le tempo de ce qui va suivre. Un plat, une table commune, une ville entière assise ensemble.
Seize jours pour explorer ce que les herbes ont à dire. C'est peu et c'est beaucoup. À Marseille, ça suffira largement
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