La ligne rouge n'a finalement pas été franchie. L'OGC Nice disposera bien de son stade durant toute la saison 2029-2030.
Ce vendredi soir, le comité d'organisation des Jeux d'hiver de 2030 (COJOP 2030) a annoncé dans un communiqué de presse sa volonté claire de "regrouper toutes les épreuves de glace à Lyon", et donc de rayer complètement Nice de la carte de ces Jeux Olympiques des Alpes Françaises de 2030.
Cette décision a été prise lors d'une ultime réunion technique tenue ce vendredi après-midi entre les différents protagonistes institutionnels et sportifs, concluant une semaine de rumeurs et de tractations. Ce vendredi matin, c'était le Département des Alpes-Maritimes qui venait à la rescousse de Nice en promettant un soutien à hauteur de 40 millions d’euros.
Tout cela aura été vain, car depuis l'election d'Eric Ciotti (UDR-RN) à la ville de Nice en mars et son refus catégorique de respecter les engagements de la précédente mandature, le COJOP et le CIO se trouvaient dans une impasse. La municipalité de Christian Estrosi avait promis de mettre à disposition de le stade de l'Allianz Riviera pour les épreuves de hockey sur glace, et de permettre à Nice d'accueillir toutes les autres épreuves de glace ( patinage artistique, curling... à l'exception du patinage de vitesse). Nice devait également accueillir la cérémonie de clôture et le village des médias.
"les participants ont dû tirer les conséquences de la décision du nouveau maire de Nice de ne pas accueillir les compétitions de hockey sur glace à l’Allianz Riviera." explique le COJOP qui souligne que "les solutions alternatives recherchées à Nice se sont révélées insatisfaisantes."
Car face à l'entêtement dogmatique du nouveau maire d'extrême droite de la ville, le Président de la Région Sud, Renaud Muselier et le COJOP avaient malgré tout tenté de trouver un plan B, en délocalisant uniquement les épreuves de hockey sur glace masculin à Lyon ou Paris, tout en conservant les autres épreuves à Nice. Mais ce scénario s'est heurté à la volonté du CIO de regrouper les épreuves de glace dans une seule et même ville, et de réduire le nombre de sites de compétitions.
Les conséquences pour la ville de Nice et sa métropoles sont considérables : l'accueil des Jeux devait permettre des investissements à hauteur de 400 millions d'euros. Nice était d'ailleurs le seul site de ces Jeux à disposer de la construction d'un équipement sportif neuf contrairement à tous les autres où ce sera des rénovations. L'acceuil des Jeux Olympiques à Nice devait également permettre la construction d'un village olympique transformé ensuite en logements.
Enfin, le départ des Jeux Olympiques de Nice aura aussi de lourdes conséquences sur l'emploi et le tourisme. On tablait sur 7500 emplois liés à cet événement et une visibilité mondiale pour Nice qui devait acceuillir les médias du monde entier et disposer également de la cérémonie de clôture. C'est tout une dynamique économique qui s'écroule donc.
Anthony Borré, chef de file de l'opposition à Nice parle ce soir d'"un gâchis historique". Eric Ciotti n'a pas encore réagi à l'annonce de cette perte des Jeux, il s'est contenté de se réjouir du maintien du l'OGC Noce en Ligue 1 ce soir. Pas certain donc que les matches des Aiglons à domicile puissent compenser le départ des Jeux.
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