Joann Sfar est invité au festival « Oh les beaux jours » pour présenter son dernier ouvrage, Terre de sang, publié aux Arènes dans le cadre d'un concert dessiné. Mais la participation de cet artiste au festival, engagé pourtant dans la réconciliation entre les Israéliens et les Palestiens ne passe pas pour le collectif d'extrême gauche "Cultures en lutte 13" proche du syndicat "Sud" qui lui reproche d’être « l’un des relais médiatiques francophones les plus actifs d’un discours visant à relativiser les crimes commis par l’État israélien contre le peuple palestinien ».
C’est notamment en raison de la signature par Joann Sfar d’une tribune publiée dans Le Figaro en septembre 2025 — appelant Emmanuel Macron à ne pas reconnaître d’État palestinien sans conditions préalables — que l’Assemblée des travailleur·ses de l’art et de la culture à Marseille en lutte le vise aujourd’hui. Le collectif a ainsi publié sur Instagram un appel à un rassemblement devant le théâtre sous le slogan : « Sionistes hors de notre ville »..
Cet appel suscite une large indignation à Marseille. De nombreux politiques se sont émus des relents antisémites de cet appel au boycott et à cette manifestation. Le maire de Marseille, Benoît Payan, comme l'opposition par la voix de Romain Simmarano, ont condamné fermement cette sortie du collectif "Cultures en lutte 13" et apporté leur plein soutien au festival "Oh les Beaux Jours"
Le Crif Marseille Provence a lui dénoncé "une entreprise assumée d'exclusion et de désignation" soulignant qu"une ville de culture n'est pas une ville où l'on trie les artistes selon leur identité, leurs convictions ou leur supposée appartenance".
Jusqu'à présent , ni le festival « Oh les beaux jours » ni Joann Sfar n’ont officiellement réagi au rassemblement .
Crédit photo: Lea Crespo / Festival Oh les Beaux Jours