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De Basquiat à Edith Piaf - Passions partagées : Une exposition inédite à découvrir au Mucem jusqu'en septembre

Du 17/04/2024 au 23/09/2024 - Marseille - MuCEM-J4 - 19 °
25 km/h
Publié par Sylvie B le 16/04/2024
De Basquiat à Edith Piaf - Passions partagées

Du 17 avril au 23 septembre, le Mucem propose une exposition conçue comme un regard croisé entre la Collection Lambert et les fonds du Mucem. Coup de coeur de la rédaction.

D'un côté, nous avons la Collection Lambert centrée sur l'art contemporain. De l'autre, nous avons le Mucem avec une collection axée sur les arts populaires. 

Le lien ? Au moins cette exposition inédite, proposée dans le musée jusqu'au 23 septembre. Mais aussi "l'attachement à la Provence, à son histoire" d'Yvon Lambert, des mots de Marie Charlotte Calafat, l'une des commissaires d'exposition. Yvon Lambert, un collectionneur engagé avec une sensibilité artistique pour les avant-gardes a constitué une importante collection d'œuvres qui sont autant de témoins et de souvenirs d'histoires individuelles et collectives. Des témoins de notre rapport au temps et à l'histoire, c'est ce qui peuple les réserves du Mucem. 

Cette exposition qui ouvre ces portes au Mucem le 17 avril a "été pensée comme une chambre d'écho dans laquelle résonne la capacité de certains à s'émerveiller du monde."

Jusqu'à septembre, le public est invité à explorer ces passions partagées et à découvrir les œuvres de Basquiat, Serrano, Nan Goldin, ou encore Daniel Buren...croisées avec les objets du quotidien, d'art populaire de la collection du Mucem.

C'est une exposition sensible qui s'ouvre au public où l'espace a volontairement été pensé ouvert pour laisser libre à chacun d'interpréter ce qu'il voit. Les mises en regard ont été choisies parfois pour l'écho des formes, parfois pour l'histoire, souvent car elles donnent une autre interprétation des oeuvres. 

Ce qui est fascinant dans cette exposition, c'est que chaque mise en scène semble former une oeuvre à part entière avec différents niveaux de lecture : l'expression de l'artiste, le prisme d'Yvon Lambert, celui des deux commissaires d'exposition, l'interprétation de celui qui la regarde, et même celle de Ryoko Sekiguchi qui livre sur des cartels noirs des poèmes inspirés des compositions.

Face à Descending Steps for Batan de Gordon Matta-Clark on pense à une fouille archéologique, tout en percevant la lourdeur de l'instant. En regard avec un oeilleton dont on apprend qu'il équipait les Baumettes, on lit l'enfermement. La lecture de l'histoire de cette oeuvre (l'artiste venant de perdre son frère jumeau se retrouve dans la galerie d'Yvon Lambert et creuse un trou dans le sol pendant toute la durée de l'exposition) de ce moment ajoute encore un contexte nous faisant percevoir la chute qui s'observe par le judas.

Le parcours de l'exposition

L’exposition commence par l’évocation du parcours d’Yvon Lambert, lié aux cultures provençales et méditerranéennes, pour s’attarder ensuite sur des thématiques autour desquelles dialogueront ses collections et celles du Mucem : le populaire et le quotidien, l’homme et la nature, la poésie et la littérature, l’intime et l’existence.

Dans la première salle, la Provence et la culture méditerranéenne sont à l'honneur, dévoilant la diversité culturelle de la région. Des instruments de musique provençaux côtoient la photographie d'Andres Serrano des vitraux de la chapelle de Matisse à Vence. Les motifs végétaux des vitraux semblent faire écho à la forme des instruments.

Dans la seconde salle, la beauté des choses simples se révèle en mettant en avant le populaire et le quotidien. Un dialogue entre l'artisanat et la modernité que certains artistes portent.

La troisième salle s'intéresse elle aux artistes de la seconde moitié du 20ème siècle qui engagent une profonde remise en question des fondements de la peinture et de la sculpture. Elle laisse ensuite sa place à un 4eme espace qui valorise la bibliophilie d'Yvon Lambert et son goût pour les mythes et les fables avec un parcours qui témoigne de comment les artistes se font conteurs modernes. 

La dernière salle conclut l'exposition par les oeuvres d'artistes qui explorent les peurs et angoisses de notre société.

Œuvres exposées :

Le Mucem bénéficie de prêts exceptionnels d’Yvon et Ève Lambert, mais aussi du Centre national des arts plastiques (CNAP) : 80 œuvres ont été soigneusement sélectionnées parmi les 600 œuvres données par le marchand et collectionneur Yvon Lambert à l’Etat en 2012. Ces pièces couvrent une large gamme de médiums artistiques, tel que la peinture, la sculpture, l’installation, la vidéo ou la photographie.

Elles côtoient 150 œuvres de la collection du Mucem, référence dans le domaine des arts populaires. Ces objets du quotidien se mêlent subtilement avec les créations contemporaines.

Artistes présentés :

Parmi les artistes dont les œuvres de la collection Lambert sont présentées, on compte notamment Jean-Michel Basquiat, Andres Serrano, Christian Marclay, Sol Lewitt, Daniel Buren, Mircea Cantor, Marcel Broodthaers, Cy Twombly, Kiki Smith, Nan Goldin, Christian Boltanski, Louise Lawler...

Commissariat :
—Marie-Charlotte Calafat, conservatrice en chef du patrimoine, Mucem
—Stéphane Ibars, directeur artistique, Collection Lambert

Scénographie : Agence Nathalie Crinière
Graphisme : Tania Hagemeister

L’exposition est conçue et organisée par la Collection Lambert et le Mucem, Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée

>Infos : www.mucem.org

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