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Yohann Bourgeois et Laurence Equilbey : de fragments inachevés en spectacle abouti.

Le requiem de Mozart est à lui seul une légende de l'Histoire. L'ultime ?"uvre inachevée du plus célèbre des musiciens. C'est le point de départ d'une création hors norme présentée en ce mois de janvier.

Publié par Pauline . le 24/01/2024
Yohann Bourgeois et Laurence Equilbey :  de fragments inachevés en spectacle abouti.

Laurence Equilbey pour la direction musicale, Yohan Bourgeois pour la mise en scène de l'espace, donnaient à vivre aux heureux spectateurs du Grand Théâtre de Provence une œuvre plurielle baptisée "Mozart, Requiem - Fragments inachevés".

A mi-chemin entre danse contemporaine et cirque, le talent de Yohan Bourgeois, son "pouvoir spécial", est de savoir chorégraphier l'Homme face aux forces de l’univers. Il est orfèvre dans la mise en scène de la confrontation entre la fragilité de l'existence humaine et les forces immuables de la physique.

Dans "Mozart, Requiem - Fragments inachevés", il chorégraphie les images fortes qui opposent la fugacité de notre existence face au temps infiniment lent de notre cosmos. Ces tableaux entrent en résonance avec le requiem, chant sacré et mythique qui célèbre le passage de la vie à la mort.

La structure de la scène permet d'abord de donner l'illusion d'une chute perpétuelle. Puis, des éléments de la scène tournent et semblent opposer l'éternel divin de la partition au cycle éphémère de l'humanité.

Le spectacle, à l'instar de la musique, est allégorique. La scénographie occupe l'espace de façon verticale depuis la fosse d'orchestre où la musique est jouée jusqu'au sommet d'où résonne le chœur. Entre les deux, les corps des danseurs évoluent avec grâce et lenteur que ce soit en chutant où ou se mouvant sur un manège effréné.
Si la danse parvient à incarner les silences de Mozart, elle sait aussi se mettre en retrait pour laisser s'exprimer les musiciens. La chorégraphie est divine sur le fond et sur la forme.

La symbiose entre interprètes du chant et de la danse est soigneusement cultivée. Leurs costumes sont identiques et les choristes sont partie prenante de ce qui nous est offert à contempler dans toutes les scènes.

La salle pleine du Grand Théâtre de Provence oscillait perpétuellement entre contemplation visuelle et sonore. Les 60 minutes du spectacle passèrent comme un souffle avant de laisser place à un tonnerre d'applaudissements.

Didier PHILISPART et Noémie ROUDAUT

 









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