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5 pistes pour améliorer les accès au Grand Prix de France

Les organisateurs du Grand Prix ont promis de dévoiler à la rentrée un plan d'action pour investir dans les accès au Circuit du Castellet. Plusieurs options sont envisagées. En attendant, on a tenté de trouver des solutions.

Publié par Jean-Baptiste Fontana le 26/06/2018
5 pistes pour améliorer les accès au Grand Prix de France

Le retour du Grand Prix de France a été une réussite mais elle a été ternie par ses problèmes d'accessibilité. Des bouchons de plus de 70km cumulés vendredi et des sorties de parking au compte goutte.

Christian Estrosi, le président du Grand Prix s'est engagé à investir dans les voies d'accès d'ici la rentrée. Tour d'horizon des solutions possibles pour faciliter les accès au Paul Ricard.

Revoir profondeur l’organisation des parkings et simplifier leurs accès

Les entrées et sorties du parking A

Le parking A fut un véritable calvaire pour de nombreux spectateurs. Aménagé dans le bois situé au nord du circuit, ce sont ses entrées et sorties qui ont été un vrai problème. Dimanche soir, certains spectateurs ont attendu jusqu’à cinq heures pour en sortir. Ils ne doivent leur salut que grâce à l’ouverture d’une entrée directement sur le circuit qui leur a permis de s’en échapper. Un parking avec une capacité de plusieurs milliers de voitures doit être doté de voies de sorties adequat.

C'est particulière dommage, car ce parking a l’avantage d’être très près de la piste du circuit. 

Un périphérique: une fausse bonne idée?

Le concept de périphérique a sens unique a été proposé par la préfecture. Mais dès vendredi, ce système était déjà remis en cause. Car il a créé un véritable engorgement :

On arrive via trois routes et le périphérique regroupe tout le monde sur une seule et même route! C’est le bouchon assuré sur cette voie qui n'a pas la capacité d'absorber ce flux de voitures.

Certains automobilistes étaient ainsi obligés de faire un tour de 14km autour du circuit pour rentrer dans un parking alors qu'ils venaient de passer à quelques centaines de mètres de l'entrée! Assez rapidement, les autorités ont oublié le concept de sens unique. Dès samedi, les autorité ont fait preuve de réactivité pour fluidifier au plus vite les points noirs qui apparaissaient.

Davantage de parkings

C’est le principe d’un grand parking qui est remis en cause. Cette année, il y avait un grand parking (le A) et plusieurs "petits" parkings au sud, à l’est et au nord. Finalement, outre l’engorgement des routes, la sortie de ces petits parkings n’a pas posé de réels soucis.

Il faudrait donc aménager de nouveaux parkings de taille moyenne notamment du côté du carrefour du Camp à l’ouest. Les 4km qui les séparent du circuit pourraient être compensés par un système de navettes. Comme ce fut le cas cette année avec le parking « staff ».

Mieux utiliser les parkings sur l’enceinte du circuit

La partie sud-est du circuit réserve des possibilités de stationnement supplémentaires. Elles ont été utilisées pour le parking VIP et le stockage des nombreux camions. Il restait cependant encore pas mal d’espaces non utilisés sur la piste de kart et celle du Driving Center.

La question de la sécurité

Autre question, c’est celle du risque incendie. Cette année, c'est la pluie s’est invitée. Elle a causé des soucis de boue le dimanche soir. Mais la question de la sécurité reste posée. En cas d’incendie ou d’incident, comment les secours pourraient-ils intervenir dans ce parking ? En tout cas cette année, ça aurait été probablement impossible.

Utiliser toutes les routes qui mènent au circuit

Il existe aujourd’hui six routes qui montent au circuit:
Trois étaient ouvertes au public : la DN8 au nord-ouest et au sud-est, ainsi que la D2 au nord par Signes.
Deux routes étaient réservées par l’organisation: la montée du Brulat et la montée de la Ciotat/Ceyreste. L’une était réservée pour le staff et écuries du Grand Prix et l’autre pour les secours.
Est-ce nécessaire de condamner deux routes ? La question est posée. Réserver une voie pour les secours se comprendre. Mais cet usage exclusif peut être temporaire: Une voie partagée avec le staff peut devenir exclusive s'il le faut en cas de besoin par les secours.

Enfin, il existe une sixième route qui monte au circuit, c’est le chemin qui part du Beausset par la Maison de la Nature au nord de la DN8. Ce petit chemin goudronné en mauvais état n’est aujourd’hui pas utilisé. Il pourrait fait l’objet de réaménagements pour devenir une voie d’accès secondaire ou un itinéraire bis quand la montée du Beausset est saturée.

Utiliser des navettes

C’est l’option mise en place depuis plusieurs années pour la Métropole de Toulon Méditerranée. Pour ses gros événements comme la TSR et La Coupe de l’America: TPM met systématiquement en place une noria de bus qui permettent d’éviter l’engorgement en centre ville autour de ces événements.

C’est une grosse logistique qui est déployée par le Réseau Mistral, avec plusieurs dizaines de bus réquisitionnés pour desservir en continu les 18 parkings relais. Et avec un tarif unique de 2,5€ (parking+bus A/R), on est bien loin de 62€ demandés pour monter au Castellet cette année.

Contourner les points noirs

Cuges et Le Beausset sont deux communes dont la traversée s’est avérée problématique. Sur la journée de samedi, par exemple, les bouchons pour accéder au circuit ne se situaient pas forcément au niveau du plateau du Castellet mais bien en amont. A Cuges, ce sont les feux de circulation qui posent problème (dès qu’ils ont été désactivés la circulation est redevenue plus fluide). Au Beausset, ce n’est qu’avec l’aide des gendarmes que la circulation a été rendue possible. Là pas de feux, mais une succession de carrefours et de ralentissements dû à l’urbanisation.

Il est donc urgent d’imaginer la construction de déviations pour ces deux communes. A Cuges, ça semble faisable sur la partie sud. Au Beausset ce sera plus compliqué, mais on peut imaginer un contournement par le nord de la commune.

Mais selon nos informatins, ces investissement lourds restent conditionnés à des engagements de la FOM (entreprise qui gère la F1) sur plus de 5 ans au Paul Ricard. Et comme le souligne Stéphane Clair, le patron du circuit, cela permettra aussi de desservir les entreprises du plateau.