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Touristes en PACA : Voici 5 arnaques à éviter cet été

Faux savons de Marseille, poissons rebaptisés sur les marchés et contrefaçons en tout genre. L'été provençal attire aussi les fraudeurs. Alors la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Var alerte sur les pièges les plus fréquents cette année et livre ses conseils pour s'en protéger.

Publié par Thomas Noel le 23/08/2025 - Mis à jour le 26/08/25 15:53
Touristes en PACA : 5 arnaques à éviter absolument cet été

Chaque été, les marchés colorés, les étals de fruits et la gastronomie locale séduisent des millions de visiteurs en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Mais cette authenticité de façade cache parfois des pratiques trompeues.

"Quand c'est trop beau pour être vrai, il y a souvent une arnaque derrière."

Nathalie Guerson, Directrice départementale de la protection des populations du Var met en garde. "Souvent, la plupart des escroqueries peuvent être contournées par les touristes eux-mêmes." 

"Les consommateurs se font piéger par le prix et par le nom, qui entretient volontairement la confusion" explique Nathalie Guerson. Son conseil : toujours vérifier l'étiquetage exact et poser la question au vendeur pour bien connaître les produits. 

Les faux savons de Marseille

Carrés colorés, parfumés à la lavande ou au citron. Les faux savons envahissent les marchés provençaux. Or, la version idéale du savon de Marseille retenue par l'Union des Professionnels du Savon de Marseille est fabriquée avec 72% d'huile végétale, sans parfum ni colorant ajouté. Ces imitations, produites à bas coût, trompent les touristes en quête d'authenticité. Ni la qualité, ni le respect du savoir-faire local n'en sont garantis.

Le décor provençal, la nappe à fleur ou les cigales en plastique ne suffisent pas à prouver l'origine. Il est  recommandé d'acheter directement dans les savonneries ou auprès des distributeurs officiels et de bien lire la composition du produit avant de sortir le portefeuille.

Le melon de Cavaillon qui vient d'Espagne

Les produits du terroir font rêver. Mais un melon de Cavaillon ou une figue de Solliès ne se trouvent n'importe où ni toute l'année. La DDPP sanctionne régulièrement la francisaton de produits importés, revendus sous appellation provençale pour appâter le touriste.

Exemple : un stand de "melons de Cavaillon" à Toulon, qui provenaient en réalité… d’Espagne. "Un producteur local ne vendra jamais de kiwis, ni de fruits hors saison", rappelle Nathalie Guerson. Ainsi, privilégier les achats dans les moulins, chez les apiculteurs ou sur les marchés de producteurs permet de limiter les risques. L'origine locale se reconnaît  à la diversité limitée des produits et à la transparence des vendeurs.

Les huîtres et autres plats "trompeurs"

La vigilance est aussi de mise dans les restaurants. Plusieurs contrôles ont révélé des cartes vantant des huîtres de Marennes-Oléron ou des plats "faits maison". Alors qu'il s'agissait de coquillages industriels ou de préparations issues de l'agroalimentaire.

La truffe est également concernée. Des plats annoncés "à la truffe" mais servis avec un simple arôme artificiel. "Les allégations d'origine sont parfois mensongères, prévient Nathalie Guerson. Il faut lire attentivement les cartes et ne pas hésiter à se renseigner." Pour savvoir si un établissement est sérieux, les touristes peuvent consulter Alim'Confianceun site officiel qui publie les résultats des contrôles sanitaires.

Les peluches Labubu contrefaites

Après les sacs et lunettes, place aux jouets. Cet été, les contrôleurs de la DDPP on repéré des Labubu, petites peluches à la mode, vendues sur internet comme sur les plages. Au-delà de l'escroquerie habituelle, ces contrefaçons présentent un danger bien réel. Certains éléments se détachent facilement et peuvent provoquer des étouffement chez les plus jeunes.

"Internet génère toujours son lot d'arnaques", note Nathalie Guerson. Pour s'en protéger, mieux vaut éviter les achats à la sauvette et privilégier les circuits de vente officiels. En cas de doute sur un produit, un signalement peut être fait directement sur la plateforme publique SignalConso.

Attention aussi aux confusions: une "dorade rayée" n’est pas une "dorade royale"

Trois kilos de dorades pour 10€ sur le marché aux poissons de Marseille. A première vue, l'affaire semble alléchante, mais il s’agit de "dorade rayée", c'est à dire de la saupe. S’il est effectivement rayé, ce poisson n’a rien à voir avec la "dorade royale". Une "dorade rayée" ou même parfois "dorade pyjama", ce sont des noms parfois utilisés pour appeler la saupe, un poisson herbivore à la mauvaise réputation dont des légendes urbaines le feraient passer pour un terrible animal hallucinogène.

Dans la première version de cet article, il était mentionné un risque d’intoxications alimentaires voire même d’hallucinations en mangeant ce poisson. Selon des études scientifiques, ce sont surtout le foie et les viscères qui pourraient causer de tels problèmes, notamment à l’automne et sur les rives sud de la Méditerranée. En effet, ce poisson herbivore aurait tendance à accumuler les toxines présentes sur les algues et posidonies. Mais en réalité, il n’y a jamais eu aucune intoxication signalée dans nos contrées et manger sa chair ne présente aucun risque.

En tout cas, les pêcheurs de Marseille sont fiers de proposer ce poisson à la vente et veulent lui faire oublier sa mauvaise réputation. C’est un poisson abondant qui n’est pas menacé par la surpêche et dont son prix attractif permet aussi à tous de pouvoir manger du poisson frais. A condition malgré tout de bien savoir ce que l’on achète et ne pas croire que c’est une réelle dorade.

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