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Grand Prix de France : Le circuit Paul Ricard en surchauffe

Si la course a offert un grand spectacle sur la piste, l'affluence record du Grand Prix pose encore de nombreux problèmes à résoudre pour accueillir le public dans les meilleures conditions. Malgré cela, c'est un sentiment de grande réussite après ces trois jours de compétition.

Publié par Jean-Baptiste Fontana le 25/07/2022
Grand Prix de France : Le circuit Paul Ricard en surchauffe

C’est le soulagement ce dimanche soir sur le site du Grand Prix de France au Castellet. Les 80.000 spectateurs quittent le circuit doucement, et ce weekend de fête se termine sans réels problèmes.

Mais l’accueil de ces 200.000 personnes durant trois jours a donné de nombreuses sueurs aux organisateurs et au public. Le circuit a vu très grand, poussant au maximum ses capacités, au risque d’être en situation de saturation permanente sans jamais exploser.

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Une surchauffe généralisée sur le circuit Paul Ricard

Les tribunes étaient en surchauffe durant tout le Grand Prix

Il fallait prendre son mal en patience pour être servi. Les capacités des stands ont visiblement mal été calibrées.

Le thermomètre affiche 34° ce dimanche après-midi, mais les effets de la canicule se font surtout sentir dans le public. Les allées du circuit sont pleines à craquer.

Parmi les coups de surchauffe, il faut noter celui des boutiques officielles. Compter 60€ pour une casquette. Les prix des goodies, casquettes et autres consommations sont visiblement indexés sur la température ressentie.

Malgré cela, des files d’attentes monstres se créent pour acheter le moindre sandwich ou boisson. On fait même la queue durant de longues minutes pour remplir sa bouteille d’eau aux rares robinets d’eau cachés autour du circuit. Le réseau téléphone est lui saturé depuis la matinée.

Passer d'un côté à l'autre du circuit nécessitait de longues minutes

Traverser ou sortir du circuit devient une épreuve du combattant, bloqué dans une foule agglutinée. A l’infirmerie, on multiplie les interventions pour des coups de chaud, mais finalement, à l’image de tout ce weekend, rien de bien grave à signaler.

Panem et circenses, à défaut d’avoir du pain et le public a eu ses jeux. Le spectacle sur la piste, a tenu toutes ses promesses, suffisant pour rassasier tout le monde et offrir un sentiment partagé de réussite sur ce weekend.

 

 

L’imposant dispositif de navettes et parkings relais a permis de limiter les embouteillages

Deux gares routières XXL ont été créées autour du circuit

Plus de 400 cars et des milliers de rotations par jour. Cette année, le Grand Prix de France avait vu les choses en grand pour acheminer un maximum de spectateurs via les transports en commun plutôt que de concentrer des dizaines de milliers de voitures autour du circuit.

Le résultat a plutôt bien fonctionné. S’il y a eu quelques embouteillages, ce n’est pas forcément là où on aurait pu les imaginer, et surtout, c’est parce que les aménagements promis en 2018 autour du circuit n’ont pas tous été réalisés, obligeant des centaines de cars à s’engager sur de petites routes départementales. Nous avions des embouteillages de voitures les années précédentes, place désormais aux embouteillages de cars incapables de se croiser dans ces fines routes sinueuses.

Ca coince au carrefour de l'Auberge du Camp avec des cars qui ont du mal à se croiser

Le moindre accident sur l’une des cinq routes qui mène au circuit se transforme en quelques minutes en embouteillage monstre. Fort heureusement, l’impressionnant dispositif de la gendarmerie permet d’ajuster en temps réel les itinéraires, en trouvant illico un plan B avec un itinéraire de délestage via un axe réservé.

Durant ces trois jours, le plan mobilité fut souvent en surchauffe, mais n’a jamais craqué. C’est l’équivalent d’un réseau de transport en commun d’une ville de 100.000 habitants qui a été créé de toute pièce, avec deux immenses gare routières qui ont parfaitement tenu le choc.

 

Un risque incendie maximal qui inquiète les pompiers

Des colonnes de pompier pré-positionnées aux abords du circuit, prêtes à intervenir au moindre départ d'incendie

 

Parmi les risques de surchauffe, c’est la pinède qui entoure le circuit qui inquiètait le plus. Ce jeudi, le Président des Pompiers du Var a lancé un cri d’alerte. « Le risque pour notre département, première destination touristique estivale,est à présent extrême. La conjonction de l’afflux touristique avec l’évènementde renommée mondiale du grand prix de Formule 1 au Castellet ce week-end està signaler. (..) Le Var est également connu pour la sensibilité de ses massifsforestiers à des feux de grande ampleur, progressant à des vitesses record. »

Les conditions sont littéralement explosives. Un taux d’humidité faible, des températures qui dépassent les 34°, une pinède très sèche et une affluence record dans les parkings et autres zones situées sous les pins. Il aurait suffit d’un rien pour que le feu parte. Même si tous massifs était fermés à proximité du Grand Prix, une simple étincelle, un voiture qui surchauffe, ou un mégot jeté dans l’herbe, et ce fut le drame.

Autour du circuit, des colonnes de pompiers étaient prépositionnées pour intervenir au plus tôt en cas de départ d’incendie. Et cela aurait été leur seule chance d’éviter un drame. Dans un contexte de saturation des axes routier, un incendie d’ampleur devant nécessiter l’évacuation des spectateurs du Grand Prix aurait semblé inimaginable.

 

Sur la piste, le show a tenu toutes ses promesses

 

 

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