chargement en cours

Les marchés de Noël attendent le feu vert d'Emmanuel Macron pour ouvrir

Dans les Bouches du Rhône, de nombreuses communes préparent leurs festivités de Noël. Les marchés de Noël et aux santons se préparent en attendant l'autorisation du gouvernement puis des préfets. C'est un enjeu vital pour les santonniers qui réalisent là 80% de leur chiffre d'affaire annuel.

Publié par Jean-Baptiste Fontana le 24/11/2020
Les marchés de Noël attendent le feu vert d?Emmanuel Macron pour rouvrir

Mise à jour du 27/11: Le préfet a détaillé les modalités d'organisation des marchés de Noël.

 

On devrait savoir ce soir, lors du discours d’Emmanuel Macron sur le déconfinement, si les festivités de Noël pourront être maintenues dans la région. Si dans le Var, le préfet a demandé dès le mois d’octobre aux maires d’annuler les marchés de Noël, celui des Bouches du Rhône n’a pas fermé cette porte.

Et aujourd’hui, la plupart des mairies du département sont prêtes à ouvrir leurs marchés de Noël, elles attendent le feu vert du gouvernement et ensuite des préfets. Organisés en plein air, ces marchés seront reconfigurés, avec des règles sanitaires renforcées.

« On a des mairies comme Aix, Marseille, Aubagne, Tarascon qui sont prêtes à jouer le jeu et rouvrir leurs marchés aux santons » souligne Nicolas Canet de l’Union des Santonniers et Créchistes. Car pour cette profession, ce sera le seul moyen de survivre. Après une année 2018 difficile à cause des gilets jaunes, ne pas travailler en 2020 pourrait condamner de nombreux artisans régionaux à fermer définitivement. La Région leur propose une aide de 2000€.

A Aix, tout est prêt pour organiser le marché de Noël

La configuration du marché, organisé en plein air sur le Cours Mirabeau ne pose pas de problèmes particuliers du côté d’Aix en Provence. La ville attend le feu vert des autorités pour organiser le marché.

Il ne faudra alors que quelques jours aux santonniers et forains pour installer leurs chalets et leurs stands de santons. La ville a anticipé cette réouverture. Lors du dernier conseil municipal, plutôt que d’établir une redevance forfaitaire globale, elle a prévu un tarif journalier qui s’adaptera ainsi au nouveau calendrier.

Finalement, outre les enjeux spécifiques de distanciation sociale, de port du masque et de gel hydro-alcoolique, le marché de Noël 2020 pourrait ressembler à celui des années précédentes. Avec tout de même une grande question : qu’en sera-t-ils des stands de nourriture et de boissons ? Difficile d’imaginer une vente de vin chaud quand juste à côté les bars restent fermés.

D’autres questions restent encore à préciser : par exemple est-ce que les manèges seront autorisés à tourner? Certes, ils touchent un public peu à risque, mais ils sont difficilement compatibles avec des règles sanitaires strictes.

Marseille à la recherche d’alternatives pour éviter une annulation totale

Si la plupart des villes sont prêtes à organiser leurs marchés de Noël, celui de Marseille semble poser davantage de problèmes. Officiellement la ville travaille sur une « alternative » aux traditionnels marchés de Noël et aux santons organisés sur le Vieux Port. Quelques sapins ont déjà été installés sur le Quai des Belges mais le montage des chalets n’a pas débuté.

Le sujet est visiblement sensible car c’est l’un des marchés les plus importants de la région et il est vital pour de nombreux santonniers. Annoncé comme annulé par 20 Minutes, la ville a rapidement corrigé en indiquant le marché de Noël et aux santons n’est finalement pas complètement annulé. Evoquée un temps, une version numérique ne satisferait pas grand monde. Entre impératifs sanitaires et impératifs économiques, Marseille cherche toujours son plan B.

A Aubagne, le montage des chalets a déjà commencé

La capitale du santon ne compte pas annuler sa biennale de l’art santonnier cette année. « On souhaite vraiment sauver la filière » nous explique l’agglo d’Aubagne qui dépend de la Métropole.

Plusieurs scénarios sont sur la table du préfet pour permettre de maintenir l’événement cette année. Un cheminement nouveau, des agencements plus espacés, moins d’animations…

Tout est prévu pour garantir une sécurité sanitaire maximale et sauver les artisans locaux. La ville et la métropole travaillent de concert, le montage des chalets a d'ailleurs déjà commencé dans les allées du centre d'Aubagne.

Miramas : un marché mais aussi des animations au programme


Le Marché de Noël de Miramas est lui aussi confirmé. La ville et l’association des commerçants ont dû réinventer leur programme de Noël initialement basé sur la thématique du voyage.

A Miramas, plus de piste de luge, d’igloos et de spectacles comme les années précédentes, mais un véritable marché de Noël, et même des animations comme un ciné-drive et des tournées de calèches.

Comme dans les autres villes, ceci est conditionné à l’accord du préfet. Mais depuis le début de l’épidémie la ville de Miramas est en pointe dans les mesures sanitaires, ce qui devrait faciliter la mise en œuvre de ces événements.

Salon de Provence : Le marché de Noël en extérieur mais une incertitude pour les événements en intérieur

Le traditionnel marché de Noël de Salon de Provence attend lui aussi le feu vert du Président et du Préfet, mais tout est prêt. Si les autorisations arrivent rapidement, il pourrait même être ouvert dès le weekend du 5 décembre ou sinon, celui d’après, le 12.

Si la ville continue à proposer des illuminations dans toute la ville, certains événements sont encore très incertains : Le salon gourmand et la foire aux santons devaient être organisés en intérieur. Les autorisations pourraient être plus complexes à obtenir que des événements en extérieur. Par exemple pour le marché de Noël, les chalets sont bien espacés, à l’air libre et donc l’événement peut être plus facilement assimilé à un marché forain, sans risque particulier au plan sanitaire.

La Région propose une aide de 2000€ pour chaque santonnier

« Il faut rouvrir vite les marchés, car les santonniers sont victime d’une concurrence déloyale sur internet et aussi dans les jardineries. Elles continuent à vendre des santons, souvent d’origine étrangère, et dans l’illégalité alors que eux ne peuvent pas le faire. » explique Renaud Muselier

La Région Sud a débloqué une aide spécifique pour les santonniers à hauteur de 2000€ par entreprise afin de permettre de combler ce manque à gagner.

Renaud Muselier mène aussi un travail de lobbying auprès du gouvernement pour accélérer cette réouverture : « Mon combat, en tant que Président des Régions de France est d’obtenir le plus tôt possible et par palier, l’ouverture de toutes les activités et donc forcement les foires de Noël et aux santons. Cela me paraît facile à rouvrir dans le respect des règles sanitaires. Mais ce palier, il ne peut pas attendre janvier pour eux. » Réponse ce soir lors du l'allocution d'Emmanuel Macron.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.