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Julien Doré, l'interview

Julien Doré est en interview sur frequence-sud.fr à l'occasion de son concert ce vendredi au Dock des Sud.

Publié par Jean-Baptiste Fontana le 01/09/2008 - Modifié le 31/12/08 00:00
Julien Doré, l'interview

Votre participation à la Nouvelle Star était avant tout un coup de projecteur sur votre groupe, « The Jean d'Ormesson Disco Suicide » ou une partie intégrante de votre mémoire au Beaux Arts de Nîmes ?
Non. C'était effectivement un coup de pub pour mon groupe, Dig Up Elvis. The Jean Dormesson's c'était un projet parallèle avec le guitariste de Dig Up Elvis. Et puis voilà, c'était surtout un moment où j'avais fini mes études, et c'était une manière pour moi de m'amuser. J'y allais sans aucun complexe, je ne pensais vraiment pas passer le cap des castings.

Cela n'avait plus aucun rapport avec vos études ?
En fait il y a eu un moment, quand j'étais en troisième année aux Beaux Arts, où j'ai passé un casting, mais celui de la Star Academy. Ce qui n'a rien à voir, bien évidemment avec la Nouvelle Star, et où j'ai été éliminé au bout de quelques temps, et ça c'était en rapport avec mes études.

Où en sont aujourd'hui les groupes « Jean d'Ormesson Disco Suicide » et « Big Up Elvis », ils existent encore ?
Oui bien sûr ! Surtout Dig Up Elvis, qui est mon groupe avec mes potes des Beaux Arts. Donc bien évidemment, on continue. Là on va jouer le 4 décembre au Glaz'Art à Paris, il y a d'autres dates qui vont se confirmer. On continue à jouer et à écrire ensemble.

On va retrouver ces musiciens de Dig Up Elvis sur votre tournée Julien Doré ?
Non, sur scène, ce sont les musiciens avec lesquels j'ai travaillé en studio pour l'album.

Justement, comment s'est construit votre album Ersatz ?
Tout a été exactement dans le cadre de ce que j'imaginais. J'ai surtout pris de le temps de faire tout ce que je voulais. Rien que pour cela, je suis hyper heureux d'être allé au bout de mon projet, au bout de mes idées, au bout de chacun des morceaux que je souhaitais faire.

Quels ont été les apports de chacune des participations de l'album ?
Christophe, Cocoon, David Scrima qui ont participé à tout ça. Forcement, ça change la couleur de l'album, ça apporte des idées que l'on aurait pas eu tout seul. Et puis c'est aussi des rencontres importantes pour moi qui ont changé pas mal de choses. Morgane de Cocoon et Christophe sont venus faire des chœurs, par exemple, d'autres sont venus apporter carrément une chanson. Ca dépend des gens.

Marcel Duchamp, Jean d'Ormesson. Deux personnalités fortes pour vous, que vous êtes même allé jusqu'à tatouer sur le corps...
Sur le corps, j'ai tatoué « The Jean d'Ormesson's » qui est l'abréviation du nom de mon groupe. Pour Marcel Duchamp, c'est autre chose, là, c'est vrai que c'est plutôt l'homme, la symbolique de l'artiste. Qui est le plus grand du XXème siècle, qui a changé énormément de choses. Il y a le rapport au mot Ersatz aussi. Ce qu'il a apporté dans l'art a créé un malaise, un vrai retournement du monde de l'art dans le début du siècle. C'est quelqu'un extrêmement important artistiquement parlant. Il a changé ma manière de voir l'art, et certainement d'en faire aussi.

On revient à la scène, comment se passe le live, des reprises, des nouveautés ?
Il y a pas mal de reprises, de nouveaux titres que j'ai écrit il y a peu de temps. La scène, c'est une sorte de laboratoire dans lequel on teste beaucoup de choses.

Le contact avec le public, le votre, c'est nouveau?
C'est nouveau, mais c'est surtout ce que j'attendais depuis pas mal de temps. J'avais surtout envie de me retrouver sur une scène, de chanter et de voir les gens. C'est pour cela que j'ai fait cette expérience là. C'est vraiment ce qui est le plus essentiel dans ce domaine artistique.

Plus d'infos sur Julien Doré
> http://www.juliendoreofficiel.com
> http://www.myspace.com/juliendoremusic

Propos recueillis par Jean-Baptiste Fontana
Crédit photos : Jeanbrice