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Interview : Sabine Bernasconi confie son envie de retrouver l'identité de la Canebière par la Culture

[Interview] La Mairie entend inviter les marseillais et visiteurs à se réapproprier la Canebière, grâce à l'intervention d'artistes issus de diverses disciplines et grâce à piétonnisation partielle du centre-ville. Les Dimanches de la Canebière débutent ce week-end, l'occasion pour faire le point avec Sabine Bernasconi, maire du 1-7 sur le projet.

Publié par Redac . le 23/01/2017
Interview : Sabine Bernasconi confie son envie de retrouver l'identité de la Canebière par la Culture

 "La Canebière, c'est une adresse internationale qui reste un mythe pour Marseille."


Pourriez-vous nous raconter la naissance du projet ? 

"L'idée de cet événement c'était de révéler tout ce que le premier présente comme atouts. Parmi les atouts du 1er arrondissement et donc du centre ville il y a la Canebière, une longue avenue d'un kilomètre avec des trottoirs larges. C'est aussi une adresse internationale, qui reste un mythe pour Marseille.

Le second atout du centre ville c'est la présence de multiples acteurs culturels puisqu'il y a plus de 80 acteurs situés sur la Canebière ou dans les 100 mètres autour. Ces acteurs culturels travaillent chacun de manière individuelle, donc l'idée c'était de dire que le centre ville est la vitrine culturelle de Marseille mais qu'on ne le sait pas assez. Ca ne se voit pas assez. Comment faire pour faire ressortir tout ça ? De fil en aiguille est née l'idée des dimanches de la Canebière, c'est-à-dire l'idée de retrouver la Canebière comme une balade familiale. Une sorte de nostalgie collective parce que de nombreuses familles ont des grands parents qui racontent l'époque où on venait se promener en famille sur la Canebière. On revient donc pour une balade qui s'enrichit de culture, de l'histoire de la Canebière et de son patrimoine." 

On dit souvent que la Canebière a perdu de son faste passé. Qu'en pensez-vous ? 

"La Canebière et le centre-ville sont le carrefour des populations, c'est le carrefour des changements de pratiques dans la société avec des vieilles institutions culturelles et commerçantes qui sont le fruit d'une histoire, et des nouvelles pratiques qui s'y installent. Tout ça doit cohabiter, mais tout ça a subi aussi depuis quelques années de gros travaux. Il y a eu par exemple deux ans de travaux pour la construction du tramway sur la Canebière et Longchamp. Aujourd'hui cette rénovation urbaine est terminée. 

Beaucoup d'infrastructures, et de changements ont été effectués sur la Canebière comme l'Université ou le Commissariat. Avec ces changements il était compliqué de travailler sur les atouts de la Canebière. Ce site était en prise à des évolutions qui sont aujourd'hui posées. Les étudiants sont là, les commerces sont toujours les plus vieux et remarquables de Marseille. L'architecture évoque toujours l'histoire et le passé de Marseille, les acteurs culturels sont toujours présents. Tout ça n'a jamais quitté la Canebière mais il faut aujourd'hui le faire ressortir, le montrer et le faire vivre." 

La Culture est pour vous un axe fort pour redorer l'image de la Canebière ? 

"L'objectif est de renouer avec l'identité de la Canebière en s'appuyant sur l'histoire, le patrimoine, la Culture et les commerces. Ce sont les piliers de l'axe, avec aussi bien sûr ses habitants qui composent le centre ville." 


 "Quand on veut venir dans le centre-ville on peut le faire, on peut utiliser les transports en commun, on peut venir en voiture mais les parkings sont chers ce qui est rédibitoire."


 C'est aussi une façon de donner envie de revenir dans le centre ville ? De revaloriser les commerces qui subissent notamment le développement des centres commerciaux en bordure du centre-ville, et le manque de stationnement ? 

"Le centre ville c'est plus qu'un centre commercial, c'est donc pas une bonne échelle de comparaison. Or on trouve dans le centre ville les commerces les plus anciens, des savoir-faire qui n'existent plus ailleurs. Mais on vient dans le centre ville pour autre chose, on vient dans le centre ville aussi pour la Culture, parce que c'est facile d'accès en transports en commun. On y viendra demain parce que ce sera agréable de s'y promener. 

Du coup la question du stationnement qui est importante à Marseille doit aussi être revue. C'est à dire que la politique tarifaire des parkings doit être repensée. C'est facile aujourd'hui d'accéder au centre ville mais il faut effectivement se garer dans les parkings. Sauf que le parking du Général de Gaulle par exemple est extrêmement cher alors qu'il est bien placé ! Quand on veut venir on peut le faire, on peut utiliser les transports en commun, on peut venir en voiture mais les parkings sont chers ce qui est rédibitoire et l'état l'est aussi notamment delui du parking Gambetta."

Pourriez-vous nous redonner les informations clés des Dimanches de la Canebière ? 

"Les Dimanches de la Canebière c'est tous les derniers dimanches du mois. L'événement c'est quand même la Canebière piétonne. Le lancement est un moment symbolique puisque la Canebière fête ses 90 ans. Le lancement sera à 11h30 ce dimanche entre le Kiosque à musique et l'Odéon avec une grande parade des Arts de la Rue, la parade descendra pendant une heure. C'est le point d'attractivité de cette journée là, même si pendant la journée il y a 37 propositions !

C'est le même modèle pour chaque mois avec une programmation fixe pour partie et qui tourne pour partie. On peut déjà dire que pour février le thème du cirque a été choisi étant donné que ça correspond avec la fin de la Biennale des Arts du Cirque.

La piétonnisation a été actée pour janvier février mars, de 10h à 17h et pour la suite avec l'avancement des saisons les horaires pourront évoluer. Si la piétonnisation est actée jusqu'à 17h, la programmation va cependant au-delà de 17h."





 

ma réaction
 C'est à se demander si Madame Bernasconi se promène à pied dans la ville et plus précisément sur la Canebière. Projet totalement utopique qui évidemment coutera cher aux Marseillais. 
par gordon - Marseille - le 24/01/2017
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