Pour ouvrir sa saison "en Poésie", le Théâtre des Calanques donne la parole à celles que l’histoire littéraire a trop souvent reléguées au second plan. Une soirée imaginée par Marion Coutris et Aurélien Nowak, entre poésie, musique et liberté.
La poésie n’explique pas toujours. Elle fait entendre, ressentir, vibrer. Elle circule dans les mots, les silences, les respirations. Pour sa première soirée poétique, le Théâtre des Calanques choisit de faire résonner des voix de femmes, singulières, puissantes et parfois longtemps oubliées.
Avec « Voix de femmes, voies singulières », Marion Coutris et Aurélien Nowak ont choisi de réunir des textes de poétesses dont les œuvres ont souvent été marginalisées ou maintenues dans la confidentialité. De Louise Glück à Sylvia Plath, d’Anne Sexton à Anna Akhmatova, de Marina Tsvetaïeva à Andrée Chedid, leurs écritures dessinent un territoire où le féminin ne se réduit ni à la douceur ni à la contemplation.
Ici, les mots peuvent être combat, désir, colère, amour ou cri. Ils disent l’intime autant qu’ils questionnent les normes et les contraintes qui façonnent les existences. Une poésie qui s’affranchit des convenances pour retrouver une parole libre.
Sur scène, Marion Coutris porte ces voix, tandis qu’Aurélien Nowak les accompagne au violoncelle. Le texte et la musique se répondent, créant un espace où la poésie devient matière sonore et émotion partagée.
Cette première soirée inaugure une saison placée sous le signe de quatre thèmes — poésie au féminin, désir, humour et amour — et d’une même envie : faire entendre la poésie comme une force vivante, capable de déplacer notre regard sur le monde.
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