La Méditerranée ne rend pas tout ce qu'elle prend. Mais elle garde beaucoup — des amphores, des ancres, des cargaisons oubliées, des fragments de vie quotidienne engloutis depuis des siècles. C'est précisément à ce trésor silencieux que s'intéresse l'exposition Ce que la mer garde – Mémoires de la Méditerranée, présentée au Centre de la Vieille Charité du 23 mai au 30 août 2026.
Dévoilée en avant-première à l'occasion de la Nuit européenne des Musées le 23 mai, l'exposition est placée sous le commissariat d'Hannah Bidoire et conçue comme une traversée collective des deux rives. Elle réunit dans un même parcours immersif et participatif des objets issus des fouilles archéologiques sous-marines menées dans la rade de Marseille — conservés au Musée d'Histoire de Marseille — et des œuvres de quatre artistes contemporains : Aïcha Snoussi, Elias Kurdy, Jeff Daniel Silva et Aurélie Darbouret.
Ces fragments archéologiques, datés du Xe au XXe siècle, ne sont pas exposés comme de simples vestiges. Ils sont les points de départ d'un dialogue : avec la création artistique d'aujourd'hui, avec la mémoire collective des peuples méditerranéens, et avec les questions écologiques que posent désormais ces eaux sous pression. Car la Méditerranée apparaît ici comme un espace vivant — mer de circulations, d'échanges, de mythes, mais aussi de mémoires fragiles et de récits en danger de disparaître.
Le parcours invite le public à interroger ce que la mer conserve, efface et transmet : qu'est-ce qui surnage à travers les siècles ? Qu'est-ce que l'eau gomme ? Et que signifie aujourd'hui hériter d'une mer commune ? À ces questions, l'exposition répond non pas par une thèse, mais par une expérience — immersive, plurielle, ouverte au visiteur comme acteur.
GRATUIT
Ouverture du mardi au dimanche de 9h à 18h
Fermeture hebdomadaire le lundi, sauf les lundis de Pâques et de Pentecôte