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Le Port de Marseille Fos au chevet de la Dune la Gracieuse

Ce 5 mars, Le Grand Port de Marseille Fos a ouvert officiellement le programme de Recherche et Développement "La Gracieuse, dune vivante", destiné à définir une solution de restauration écologique durable de la flèche de la Gracieuse.

Publié par Sara Mazroui le 06/03/2026 - Mis à jour le 06/03/26 13:53
Port de Marseille Fos : Cap sur la préservation de

Entre industrie et biodiversité, le Port de Marseille Fos réaffirme son ambition écologique : Un projet scientifique d'envergure vient d'être lancé pour sauver la flèche de la Gracieuse, une barrière de sable de 6 km devenue vitale mais aujourd'hui menacée.

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Un sanctuaire écologique au cœur de l'industrie

Depuis 2017, le Port a pris un tournant historique en décrétant la préservation de ses espaces. Sur un domaine immense, ce sont 4 400 hectares d’espaces naturels qui sont sanctuarisés (sur un total de 8800 hectares aménagés). Comme le rappelle Anastasia Touati, Directrice de la valorisation du patrimoine, l'objectif est clair : garder ces zones intactes, qu’il s’agisse de steppes salées, d’étangs ou de fleuves.

Le Directeur Général du port s’est engagé personnellement : la priorité est aux solutions fondées sur la nature pour protéger les activités maritimes des bassins Ouest.

La Gracieuse : 6 kilomètres de richesse et de fragilité

Située à l’entrée du Golfe de Fos, la flèche de la Gracieuse est une formation semi-naturelle unique. Longue de 6 km, elle abrite une biodiversité exceptionnelle :

  • Sous l'eau : Des prairies sous-marines indispensables à la vie marine.
  • Dans les airs : Des sites de nidification pour des oiseaux rares comme la Sterne pierregarin ou le Chevalier gambette.

Une dune en danger : le constat de l'érosion

Le constat sur le terrain est préoccupant. Audrey, chef de projet « Gracieuse », observe les stigmates du temps et des éléments :

  • Disparition des reliefs : En 2018, une tempête historique a balayé l'ancienne dune qui culminait à 4 mètres de haut. Aujourd'hui, elle n'existe plus.
  • Recul du rivage
  • Risque de rupture : Des brèches se forment et le sable s'accumule à l'extrémité (le musoir), menaçant de scinder la flèche en deux et de gêner la navigation dans le chenal.

« Dune vivante » : Une démarche scientifique inédite

Face à ces tempêtes de plus en plus violentes et au recul du rivage lié à la proximité du Rhône, le Port ne reste pas passif. Le programme de Recherche & Développement « La Gracieuse, dune vivante » est lancé avec un budget de 535 000 €.

Il s'agit d'une démarche collective impliquant un comité technique et de pilotage, soutenu par la Métropole. Ce marché de R&D doit permettre de comprendre si l'artificialisation du littoral aggrave les phénomènes météo et, surtout, de trouver comment aider les touffes de végétation et les micro-dunes à se reformer naturellement.

Pourquoi est-ce vital ?

Si la flèche de la Gracieuse disparaît, c'est la première ligne de défense des bassins Ouest qui s'effondre. Elle protège les terminaux, l'économie locale et les activités de conchyliculture des assauts de la mer.

Réparer cette « barrière naturelle », c’est assurer l’avenir du port tout en sauvant un patrimoine écologique inestimable.

 

 

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