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Culture, transports, littoral et même Exposition Universelle : Voici les projets de Martine Vassal pour Marseille

En amont des élections municipales, Frequence-sud.fr interroge les principaux candidats à la mairie de Marseille. De la culture au centre-ville, des transports au littoral: c'est au tour de Martine Vassal de détailler son programme lors d'une grande interview.

Publié par Jean-Baptiste Fontana le 06/03/2026 - Mis à jour le 06/03/26 15:12
culture, transports, littoral et même exposition universelle : Les projets de Martine Vassal pour Marseille

À quelques jours du premier tour, Martine Vassal nous a accordé un entretien depuis sa permanence de campagne. Culture, grands événements, centre-ville, transports ou encore aménagement du littoral : la candidate détaille sa vision et ses priorités pour Marseille. Dans un contexte politique tendu avec des sondages en berne, la présidente de la Métropole et du Département détaille les grandes lignes du projet qu’elle porte pour la ville et le territoire métropolitain. Un programme de maire, mais aussi donc de présidente de la Métropole, notamment pour le volet transports et aménagements urbains.

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Culture : Rénovation des équipements culturels et candidature pour accueillir l'Exposition Universelle de 2035

Quels sont vos projets pour la culture à Marseille en termes de grands équipements ?

La culture, comme je le dis très souvent, ce n'est pas une compétence obligatoire, mais pour moi, elle est indispensable. Comme le sport d’ailleurs : elle crée du lien social.

Je regrette que, durant cette mandature avec M. Payan, il n’y ait pas eu de véritable projet culturel. Il y a eu des concerts, des karaokés, des animations, mais la culture en elle-même, on ne l’a pas vraiment vue.

On a vu ce qu'il s'est passé avec le Château de la Buzine. Je ne reviendrai pas dessus, mais l'identité provençale a quand même été complètement blackboulée.

"Je pense qu’il faut d’abord un plan très important de rénovation de l’ensemble des lieux culturels."

Je pense par exemple au Toursky. Il y a aussi le Théâtre du Gymnase, dont on parle moins parce que le permis date de 2022.
(Les travaux ont débuté à la fin de l’année 2025, NDLR).

Heureusement que les institutions que j’ai l’honneur de présider, notamment le Département, ont aidé ce théâtre à maintenir son activité en faisant de l'aller vers, ce qui a permis de sauver le théâtre.

Il y a aussi l'Opéra à rénover bien sûr. C’est un opéra municipal, donc il faudra aller chercher des financements un peu partout pour pouvoir le remettre à niveau.

La culture ce n'est pas que ça. Dans toutes mes responsabilités, j’ai toujours laissé beaucoup de liberté au monde culturel. Mais il faut leur mettre à disposition des équipements à la hauteur.

Vous proposez également un « plan musée », quelles en sont les grandes lignes ?

Heureusement que nous avons financé la rénovation du musée d’Art contemporain (MAC), avec un financement très important du Département, à hauteur de 70 %. Mais les musées sont dans un état lamentable à Marseille. Ce que j’aimerais faire, c’est ce que nous avons déjà mis en place au Département : nouer des conventions avec d’autres musées internationaux pour faire venir des œuvres.

Nous avons à Marseille des collections magnifiques. On pourrait organiser des échanges, par exemple avec des villes jumelées. Cela permettrait de valoriser nos collections et d’en faire venir d’autres, afin de dynamiser l’activité muséale. Pour moi, c’est fondamental.

Je voudrais aussi relancer les arts de la rue, qui avaient très bien fonctionné par le passé. Cela permet de montrer ce qu'on peut faire au niveau culture.

L'idée c'est de faire connaître la culture.

Je souhaiterais également proposer des expositions contemporaines dans l’espace public, avec des œuvres monumentales. On pourrait imaginer un parcours dans la ville avec ces installations, qui parleraient à la fois aux Marseillais et aux visiteurs et participeraient au tourisme quatre saisons..

Une culture pour tous, avec tout un volet destiné au jeune public...

Je voudrais introduire un apprentissage artistique dans le temps périscolaire pour les plus jeunes, afin de les initier à la peinture et aux différentes formes d’art.

Cela pourrait se faire en lien avec l’Éducation nationale — durant le temps de la cantine ou après la classe : Peinture, mosaïque, chant, musique… L’idée est d’initier les jeunes Marseillais à la culture, comme je souhaite aussi les initier au sport.

Quelle seraient vos projets concernant les grands événements?

"J’aimerais que Marseille candidate pour l’Exposition universelle de 2035."

ll faut créer d’autres événements culturels. Cela peut passer par des expositions majeures, mais j’aimerais aussi que Marseille candidate pour l’Exposition universelle de 2035.

Nous sommes dans les temps. La candidature doit se préparer dès maintenant, en 2026 ou 2027.

Cela permettrait de fédérer l’ensemble des acteurs du territoire autour d’un projet commun, comme cela a été le cas pour les Jeux olympiques.

Je souhaite également recréer un vrai carnaval à Marseille, avec les associations et les familles. Un carnaval populaire, festif et organisé, comme cela existait auparavant.

Faut-il créer de nouveaux lieux culturels ou plutôt rénover l’existant ?

Martine Vassal, devant le Théâtre du Gymnase en novembre 2025

Je pense qu’il faut surtout réhabiliter et rénover l’existant. La culture dans l’espace public, en revanche, serait une nouveauté. Les coûts de rénovation sont très importants, notamment pour l’Opéra où il faudra intervenir du sol au plafond. Comme cela n’a pas été fait depuis longtemps, les montants seront conséquents.

En matière de sport, vous souhaitez accueillir une finale de la Champions League ?

Oui, je voudrais candidater également pour que Marseille devienne la Capitale Européenne de la jeunesse, et pour obtenir une finale de la Champions League au stade Vélodrome. Ce genre de choses il faut des fois candidater plusieurs fois.

À défaut, la jouer…

Si en espérant la jouer. Ça serait en 2030 ou en 2031.
On peut quand même espérer la jouer. Ça serait fabuleux.

Vous souhaitez également transformer profondément le Parc Chanot…

"Il faut créer un véritable Palais des Congrès du XXIᵉ siècle pour que Marseille redevienne une grande ville de congrès."

Nous sommes la deuxième ville de France et pourtant beaucoup d’organisateurs nous disent qu’ils ne peuvent pas venir faute d’infrastructures adaptées. A Marseille, nous n'avons ni les infrastructures hôtelières, ni les infrastructures d’accueil des congrès.

Donc il faut faire sur le Parc Chanot un grand centre des congrès du XXIe siècle un peu à l’image de ce qui a été fait à Lyon Confluence... Avec des hôtels, avec de la vie de congressiste.

"Je souhaite également organiser un grand Salon de l’agriculture."

Nous en avons un à Salon-de-Provence qui rencontre un grand succès, mais pour certains habitants du territoire cela reste loin.

Organiser un grand salon de l'agriculture à Marseille permettrait de valoriser les agriculteurs du territoire et de promouvoir l’alimentation locale.

Ce sont des événements structurants qui permettent d’attirer du monde et de lutter contre le « Marseille bashing ».

Quand on est maire, on protège et on défend sa ville !

 

Redynamisation du centre-ville: davantage de sécurité, deux heures offertes dans les parkings souterrains et un nouveau Centre Bourse

Qu'est-ce qui manque, d'après vous, pour le redynamiser le centre-ville de Marseille?

Comme je l'explique régulièrement, un maire doit répondre aux problématiques quotidiennes et préparer l'avenir de sa ville.

Dans ce centre-ville, il y a d’abord des enjeux de sécurité, de propreté et d’attractivité.

Beaucoup de commerces ont fermé : rue de Rome, rue Saint-Ferréol… Ces rideaux baissés créent aussi un sentiment d’insécurité, parce que quand vous avez des zones d'ombre, ce n'est pas très rassurant.

A la gare Saint-Charles, on voit se développer « crackoville » de manière importante.

C'est affolant de voir l'état du pourtour de la gare Saint-Charles, et de voir aussi sur toute la Canebière, toutes ces personnes qui sont dehors, qui sont avec des enfants, et qui passent là la nuit.
A un moment, il faut vraiment trouver des solutions, et pour cela, effectivement un plan sécurité.

Je propose de doubler le nombre de policiers municipaux pour atteindre environ 1 500 agents et d’installer jusqu’à 3 000 caméras de vidéoprotection. Ces caméras doivent être reliées à la CSU avec derrière, des policiers. Nous pourrions aussi créer une réserve municipale composée d’anciens policiers pour surveiller les caméras, afin que les policiers en activité soient davantage présents sur le terrain.
La police municipale va avoir des prérogatives dans les semaines qui viennent supplémentaires pour faire des contrôles.

L’idée c’est vraiment d'utiliser la police municipale à la fois comme une police de proximité mais aussi une police qui va résoudre les problèmes très rapidement, et qu’il y ait aussi une concordance de travail avec la police nationale.

 

Au-delà de l'enjeu sécuritaire, comment dynamiser le commerce ? Les questions d'accessibilité, la concurrence d'internet... Qu'est-ce qu'un maire peut faire pour rendre le commerce plus attractif?

"Une ville doit être sécurisée, attractive et propre. C'est la première des choses obligatoires, sinon les gens ne viennent pas."


Ensuite, il faut travailler avec les acteurs économiques pour diversifier l’offre commerciale et éviter d’avoir cinquante barber shops dans la même rue.

La ville peut aussi agir sur la préemption des commerces pour lutter contre la vacance commerciale et permettre d'avoir le bon commerce au bon endroit.

Puis après, pouvoir animer les rues, faire de l'animation en extérieur, faire autre chose que des braderies, mais mettre des orchestres, de la musique, pour rendre le centre ville attractif.

Il faudra également mettre en place un manager de centre-ville, quelqu'un donc c'est le métier et qui va pouvoir faire le lien entre chacun des partenaires.

Plus de places de parking pour les résidents, deux heures de stationnement gratuit....

Et enfin, améliorer l’accessibilité du centre-ville, notamment avec les transports en commun et le stationnement.

C’est ce que nous sommes en train de faire en récupérant progressivement la maîtrise de l’ensemble des parkings du centre-ville. Aujourd’hui, ils sont gérés en délégation de service public (DSP) et leurs contrats n’arrivent pas tous à échéance au même moment.

Nous venons par exemple de récupérer celui du cours d’Estienne d’Orves.

L’idée est notamment de créer davantage de places réservées aux résidents, afin que les habitants puissent se garer plus facilement. Nous souhaitons également instaurer deux heures de stationnement gratuit.

Aujourd’hui, lorsque nous demandons la mise en place de places résidents ou de gratuité, c’est la Métropole qui doit compenser financièrement ces mesures, car les parkings sont encore exploités dans le cadre de délégations de service public.

Avec la fin du contrat, ça serait renégocié?

Il n’y a pas de renégociation à proprement parler. À la fin du contrat, la collectivité récupère la gestion du parking et peut ensuite décider de son fonctionnement.

Il faudra bien sûr sécuriser ces équipements, les réhabiliter et leur redonner un véritable coup de propre.

L’objectif est ensuite de faciliter l’accès au centre-ville : permettre aux habitants et aux visiteurs de venir faire leurs courses, de se garer facilement dans un parking et de disposer d’environ deux heures de stationnement, ce qui est généralement suffisant pour faire ses achats.

Concernant les Centre Bourse, quels sont vos projets ?

Illustration IA fournie par la candidate

Le Centre Bourse est aujourd’hui un équipement privé. Je ne souhaite donc pas y engager d’argent public. Bien sûr, il y a le musée d’Histoire de Marseille, qui pourrait bénéficier d’un nouveau souffle.

"Nous avons travaillé avec l’école Reboul, spécialisée dans la formation culinaire, autour de l’idée d’y installer un campus autour des métiers de la restauration accompagné d’une halle gourmande."

Cela concernerait uniquement l’emprise des Galeries Lafayette ou l’ensemble du Centre Bourse ?

L’idée serait de repenser l’ensemble du Centre Bourse. Il faudrait par exemple trouver une solution pour la FNAC afin qu’elle puisse s’installer dans un lieu plus adapté à ses besoins, pourquoi pas sur la Canebière.

De manière plus générale, cela concernerait l’ensemble des commerces. Aujourd’hui, beaucoup de boutiques sont fermées dans le centre-ville. Compte tenu de cette vacance commerciale, on pourrait très bien proposer aux commerçants du Centre Bourse de s’installer dans les rues Saint-Ferréol ou de Rome, où de nombreux rideaux sont aujourd’hui baissés.

"L’objectif serait de transformer le Centre Bourse en un lieu phare capable d’attirer du monde."

Une école de cuisine attire du public, tout comme des halles gourmandes. Il faut évoluer avec son temps.

 

S’agirait-il d’un simple réaménagement ou d’une reconstruction du bâtiment ?

Idéalement, j’aimerais refaire complètement le bâtiment. Il est très ancien et présente aussi des contraintes techniques liées aux tours d’habitation qui l’entourent. Mais cela suppose d’en discuter avec l’ensemble des acteurs concernés, ce qui a beaucoup manqué durant ce mandat.

 

Transports: de nouvelles lignes de tramway et des navettes maritimes pour aller aux Goudes... Prochainement sans la voiture

À propos du tramway rue du 4-Septembre / Catalans : faut-il poursuivre le projet, le mettre en pause ou le modifier ? Il existe aujourd’hui une forte réticence de la part des habitants…

Il y a eu une enquête publique. Elle ne conclut pas que le projet est mauvais, mais elle souligne un certain nombre de problématiques, et je partage ces préoccupations.

Il n’est par exemple pas question de faire passer les bus rue Neuve-Sainte-Catherine. Il y a aussi la question du tourne-à-gauche sur la rampe Saint-Maurice, ainsi que celle des navettes. J’ai pris l’engagement qu’il y aurait des navettes pour desservir les hauteurs de Bompard.

Ce projet permettra aussi de redynamiser l’espace public. Le parking de la Corderie sera réservé aux résidents, un autre parking sera construit à proximité du stade Tasso, et des pistes cyclables seront également créées.

Vous souhaitez également faire aller le tramway jusqu'à la Pointe Rouge...

Visuels fournis par la candidate

Je proposerai un investissement de 800 millions d’euros dans le prochain plan de déplacements et de mobilité afin de poursuivre le développement du tramway et de réaménager l’espace public de façade à façade.

Cela concernera notamment un tramway sur l’axe Romain-Rolland vers la Pointe Rouge, un prolongement de Rabatau jusqu’à la mer, ainsi qu’une extension vers la Valentine.

"Le choix du tramway a été fait dans les années 2000. Si l’on change de mode de transport à chaque alternance politique, on crée des ruptures de parcours et les habitants reprennent leur voiture."

L’objectif est donc de poursuivre ce développement, tout en créant davantage de pistes cyclables et de trottoirs plus larges. Donc pas de métro, mais plutôt des tramways.

On peut imaginer qu'un jour, il aille jusqu'à Aubagne?

Oui, parce que déjà, il va aller jusqu'à la Valentine. Et ensuite, l'idée, c'est de continuer et puis de faire la liaison. C'est pour ça qu'on a fait le Valtram d’Aubagne à la Bouilladisse.

Et concernant la Pointe Rouge, comment imaginer ensuite la liaison vers les Goudes ?

Je soutiens depuis longtemps l’idée d’un parking de délestage au niveau de Legré-Mante. Le principe serait similaire à celui de la dune du Pilat : on laisse sa voiture et des navettes permettent ensuite de rejoindre les Goudes.

Des navettes maritimes ou terrestres ?

Plutôt maritimes, avec des solutions modernes et propres. Cela suppose aussi de réaménager le port de la Pointe Rouge pour faciliter l’accès aux navettes et éviter les pertes de temps.

Du coup, dans cette configuration, les voitures n'iraient plus jusqu'au Goudes?

Sauf pour les habitants, avec des horaires adaptés. En hiver par exemple, cela ne pose pas de problème. L’idée est de privilégier les navettes, tout en travaillant avec les commerçants et les restaurateurs du secteur.

Le littoral: un projet balnéaire pour le Frioul et de nouvelles plages aménagées

Quel projet pour le Frioul ? Vous souhaitez y installer un centre balnéaire ?

C’est un endroit magnifique où j’ai passé toute mon enfance, car mon père y travaillait.

"J’aimerais créer au Frioul un centre international de plongée. Les fonds marins y sont exceptionnels, avec également des récifs artificiels et de nombreux sites remarquables."

Aujourd’hui, les plongeurs partent souvent de la Pointe Rouge ou du Vieux-Port pour aller jusqu’à Planier, où se trouvent de très belles épaves. Mais le trajet est long. Développer davantage de sites de plongée dans la rade permettrait de mieux valoriser ce patrimoine.

La desserte du Frioul devra aussi évoluer ?

Oui, il faudra l’adapter. Avec la réservation en ligne, l’attente est déjà réduite. Mais si nécessaire, nous pourrons bien sûr augmenter le nombre de navettes.

Quel est votre projet pour les plages de Marseille ?

Il ne concerne pas que les plages du Prado, il faut aménager la totalité du littoral, 57 kilomètres de côtes, un tiers appartient au Grand Port Maritime, et derrière, vous avez des espaces entre Corbières et les Goudes qui pourraient être mieux valorisés.

Donc il faut effectivement récupérer les espaces qui sont aujourd'hui au grand port. Mais, moi je ne tourne pas le dos au port comme certains.

"Je suis en collaboration étroite avec le port pour récupérer des espaces et faire des espaces de plage plus importants que ce qu'il y a maintenant, notamment sur le nord vers Corbières."

A Corbières, l’Estaque même, il y a du foncier qui est utilisé en décharge alors qu'il y a des réels potentiels.

Après, il faut continuer à faire de l'Anse du Pharo, un endroit où on fait de la réparation de voileries et surtout de barquettes, puisque ça c'est une spécificité.

Concernant les plages du Prado, elles ont près de 50 ans. Elles ont été créées avec les remblais du métro sous Gaston Defferre. Il faut aujourd’hui repenser leur aménagement.

"L’objectif serait de réorganiser l’ensemble des plages, avec un équilibre entre espaces publics et plages privées."

Beaucoup de Marseillais vont aujourd’hui à Sanary, Bandol ou Cassis pour profiter de plages privées. Il faut pouvoir proposer ce type d’offre à Marseille, tout en conservant une large part d’espaces publics. On fait partir une partie des Marseillais ailleurs.

Attention, il ne faut pas non plus faire tout privé, il faut arriver à avoir ce mix entre le privé et le public pour pouvoir justement donner satisfaction à chacu.

Je souhaite aussi réaménager la zone aujourd’hui en friche autour de l’hippodrome pour y recréer un golf et développer des activités économiques.

Avec ou sans l’hippodrome Borely?

Sans. L'hippodrome, serait déplacé à Cabriès. 

En 2020, votre projet prévoyait une passerelle pour permettre d’avoir une continuité pour le public entre le parc et les plages.

Je pense qu’il faut effectivement créer une continuité entre le parc et les plages. Il faudra lancer un concours d’architectes pour étudier la meilleure solution. Moi, je n’utilise pas l’argent public pour faire des consultations et ensuite les mettre sur mon journal et proposer des choses irréalisables. Ce qui a été proposé par M.Payan m’a choqué.

A quel niveau ?

Au niveau de la digue du large tout d’abord. Une digue qui s’ouvre et qui se ferme comme ça. Faire baigner les gens à cet endroit-là : avec de la grande profondeur et des risques, plus la pollution avec les bateaux qui passent. Je pense que c’est de l’irresponsabilité.

Vous, vous imagineriez quoi sur cette digue du Large ?

Moi je penserais plutôt à des navettes, comme ça été le cas avec Provence Tourisme, car c’est compliqué de rentrer sur le domaine du port avec ses activités. Elles partiraient du Vieux Port ou du Mucem car il y a de véritables problèmes de sécurité à résoudre.

Benoît Payan suggère d’organiser une baignade côté large….

Il vous faudra une belle bouée ! Je pense qu’il y a des choses qui sont réalisables et d’autres qui relèvent du fantasme. Aujourd’hui, donner déjà l’accès à la digue du Large par des petites navettes, ce serait une belle progression. Il ne faut pas promettre tout et n’importe quoi, on ne pourra pas tout faire.

Moi j’ai l’habitude de faire ce que je dis, et quand je prends un engagement je le tiens.

La campagne politique 2026

Pour conclure, et sur un plan plus personnel. Vous êtes déjà Présidente de la Métropole et du Département. Est-ce que cela ne suffit pas, pourquoi vouloir aussi être maire de Marseille ?

C’est une bonne question, car beaucoup de mes amis me l’on dit : « pourquoi est-ce que tu pars dans cette aventure qui a l’air très compliquée ? ». C’est le slogan de ma campagne : « J’aime Marseille ». Je vois que la ville est en train de se casser la figure, qu’on a passé six ans pour rien, que Benoît Payan a massacré cette ville. Et donc, que je ne peux pas laisser les choses comme ça.

Aujourd’hui, je suis assez peinée de voir qu’on est en train de voler le débat aux Marseillais et Marseillaises sur le programme et les propositions. Je regrette que ce soit une campagne de caniveau. Malheureusement, c’est à 15 jours du premier tour que l’on parle du fond, de l’avenir de la deuxième ville de France.

J’espère que les Marseillaises et les Marseillais ne confondront pas les scrutins. On n’est pas sur un scrutin national, mais un scrutin local. Un maire, il n’est pas tout seul, il y a aussi toute une équipe.

Ces 111 noms, ce sont de jeunes actifs qui veulent s’engager parce qu’ils aiment leur ville, parce qu’ils ont des compétences. On n’a pas fait une équipe d’apparatchiks, de membres de cabinet ou de personnes qui avaient été recalées parce qu’elles n’avaient pas réussi à émerger durant les mandatures précédentes. Et surtout, une équipe très courageuse.

Vous vous attendiez à de telles difficultés, par rapport notamment à 2020 ?

Une telle déferlante d’agressivité ? Non. On avait parlé beaucoup plus de fond. C’est de pire en pire. Systématiquement, on nationalise le débat. On n’aura pas Jordan Bardella ici, ni François Hollande ou Jean-Luc Mélenchon.

Nous avons eu l’expérience de Benoît Payan, et c’est pour cela que je m’engage. Et puis il y a l’expérience de M. Allisio, qui est un touriste électoral. Ce matin, il a fait un débat sur l’économie où il ne faisait que lire ses fiches. Voter Allisio, c’est faire le marchepied de Benoît Payan et, de toute façon, il ne sera jamais élu. Parce que notre ville n’est pas une ville du Rassemblement national.

Enfin, c’est le discours qu’il y avait aux législatives. Et ils ont raflé de nombreuses circonscriptions…

Ils l’ont fait, mais c’était un mandat national. Ici, on est sur un mandat local. C’est la rencontre d’une équipe, d’une personne avec ses habitants, pour le devenir des sept années à venir.

Qu’est qui vous rendrait le plus fière si vous étiez élue marie de Marseille ?

Que l’on arrête de faire du bashing sur Marseille. Que l’on ne soit plus la risée de la France entière. Nous avons tous les atouts pour être la plus belle ville de France.

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