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C'est un coup dur pour Nice : la ville perd la principale épreuve des Jeux Olympiques de 2030

Nouveau rebondissement ce mardi pour les Jeux Olympiques d'hiver de 2030. Suite à la remise en cause du projet initial de patinoire à l'Allianz Riviera de Nice par la nouvelle municipalité d'Eric Ciotti, le COJOP acte le départ de cette épreuve phare de ces jeux : Le hockey sur glace masculin ne se jouera pas à Nice. Le manque à gagner pour la ville est considérable avec des centaines de milliers de spectateurs en moins.

Publié par Jean-Baptiste Fontana le 28/04/2026 - Mis à jour le 28/04/26 12:19
C'est un coup dur pour Nice : la ville perd la principale épreuve des Jeux Olympiques de 2030

Après des semaines de négociations et de blocages, le couperet est tombé ce mardi 28 avril : Nice perd les matches de hockey masculin des Jeux Olympiques d’hiver de 2030.

Imaginé depuis deux ans dans le stade de football de l’Allianz Riviera où joue habituellement l’OGCNice, le nouveau maire Eric Ciotti (UDR-RN) s’y est fermement opposé.

Depuis le lendemain des élections municipales, les équipes de la Région Sud, du COJOP et de la nouvelle municipalité travaillaient sur une solution alternative à Nice, susceptible d’accueillir une patinoire dotée de tribunes avec environ 15.000 spectateurs.

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Eric Ciotti s'opposait au projet du COJOP... mais sans alternative réaliste

Les tractations ont été intenses ces dernières semaines. De nombreuses réunions et échanges ont eu lieu entre les deux présidents de région, le maire de Nice, les équipes du COJOP et la ministre des sports. Eric Ciotti a même échangé à ce sujet avec Emmanuel Macron à ce sujet. Hier encore, Renaud Muselier communiquait sur son optimisme à trouver une solution qui permette un maintien de toutes les épreuves à Nice. Il est notamment présent ce mardi à Tignes dans le cadre de l’évènement Alp Summit 2026 où sont présents les principaux acteurs de ce dossier.

Car ces dernières semaines, c’était l’option d’un aménagement du stade des Arboras, situé à Nice, qui était étudiée. Ce stade de rugby doit être réaménagé et offrait une alternative pouvant espérer accueillir jusqu’à 13.000 spectateurs.

Mais cette piste avait plusieurs inconvénients : sa jauge était malgré tout bien plus réduite que les 18.000 places imaginées à l’Allianz Riviera et surtout, elle impliquait des coûts d’aménagement de plusieurs dizaines de millions d’euros pour un équipement à vocation très éphémère.

Face à l’intransigeance du nouveau maire d’extrême droite de Nice concernant le projet initial de l’Allianz Riviera qu'il considérait comme "une ligne rouge absolue", aux délais très serrés et à ces enjeux économiques, le président du COJOP Alpes françaises 2030, Edgar Grospiron, a décidé ce mardi d’abandonner le projet niçois pour ces épreuves de hockey masculin.

Le COJOP indique dans un communiqué de presse que « L’installation d’une patinoire temporaire susceptible de se substituer au stade de l’Allianz Riviera, initialement prévu, a été étudiée sur les sites du stade Charles-Ehrmann et du stade du Ray des Arboras, principalement pour les matchs de hockey masculin. Les analyses techniques, temporelles et financières menées ont mis en évidence les limites de ces options, notamment au regard de leur coût très élevé et de leur impact. »

Lyon et Paris en lice pour récupérer les épreuves

Le COJOP se tourne donc désormais vers d'autres villes ayant fait part de leur intérêt pour récupérer ces épreuves de prestiques: « Dans une logique de sobriété et d’optimisation budgétaire, le COJOP a pris la décision d’élargir ses investigations en étudiant la mobilisation d’équipements existants, dans d’autres grandes métropoles comme Lyon ou Paris, répondant notamment à une capacité minimale de 10 000 places brutes assises. » précise le COJOP dans son communiqué.

Depuis l’été dernier, Lyon faisait un lobbying discret mais efficace pour récupérer ces épreuves de hockey, mettant en avant sa LDLC Arena facilement aménageable et disposant d’une large capacité d’accueil de spectateurs. Mais cette option avait été balayée jusqu’à présent au nom de l’équilibre entre les deux régions Auvergne Rhône-Alpes et Provence Alpes Côte d’Azur. Désormais, cet équilibre a volé en éclat.

A Paris, c’est également l’Accord Arena qui se déclare candidate pour récupérer ces épreuves. Le COJOP doit lancer très rapidement un appel à candidature pour choisir le nouveau lieu de ces épreuves.

A priori, aucun équipement n’a la capacité d’accueillir entre 10.000 et 15.000 spectateurs dans la région Provence Alpes Côte d’Azur, sauf à y aménager d’importantes structures éphémères, comme c’était initialement prévu à Nice. La région devrait donc perdre les principales épreuves de ces Jeux Olympiques d'hiver de 2030.

Entre 400 et 500.000 spectateurs perdus : De lourdes conséquences économiques pour la ville de Nice

Vendredi dernier, lors du conseil municipal, le maire de Nice Erci Ciotti avait déjà commencé à préparer les Niçois sur l’échec de son projet alternatif, prévenant alors qu’il travaillait « pour que nous ayons les manifestations sportives qui était prévu tout si possible ou une grande partie si tout n'est pas possible dans le cadre que nous avons dit. »

Nice devrait malgré tout conserver le reste des épreuves de glace : c'est-à-dire le patinage artistique, le hockey sur glace féminin et le curling. Le patinage de vitesse étant, depuis le début, prévu pour être joué sur un anneau de vitesse existant hors du territoire français.

Désormais le hockey sur glace feminin devrait se jouer dans une patinoire aménagée au sein du Palais des expositions de Nice, avec une capacité de 10.000 places.

Mais ce sont les épreuves de hockey masculin qui attirent le plus de spectateurs lors des Jeux Olympiques. Avec la configuration imaginée de l’Allianz Riviera dotée de 18.000 places et les 30 matches joués, Nice pouvait tabler sur une forte fréquentation touristique, comprise entre 400.000 et 500.000 spectateurs cumulés pour le hockey masculin. Une manne touristique d’autant plus intéressante que ce sont beaucoup de spectateurs américains, canadiens ou encore de l’Europe du Nord.

Ces épreuves de hockey sur glace masculin représentent à elles seules 40% des recette de billetterie des Jeux.

C’est d’ailleurs pour ces raisons que les villes de Lyon et Paris ont rapidement souhaité récupérer ces épreuves, conscientes des enjeux économiques et touristiques au-delà de ceux du sport.

Pour le moment, la cérémonie de clôture des Jeux reste prévue à Nice. Il est toujours prévu d’installer le centre des médias et un village olympique. Cependant, compte tenu du fort rééquilibrage territorial qui va s’opérer, de nouvelles répercussions pourraient avoir lieu, notamment pour ce centre des médias, désormais envisagé au MIN, mais qui serait encore plus éloigné des principales épreuves de ces Jeux Olympiques.

Décision finale sur le nouveau site attendue avant la fin juin

Deux prochaines étapes sont désormais au calendrier du COJOP : le 11 mai, les résultats de cet appel à candidature seront présentés au Bureau exécutif du COJOP, et seront examinés en lien avec la Fédération internationale de Hockey sur glace. 

Car le temps file et le COJOP doit présenter et valider avec la Commission exécutive du CIO une carte définitive des sites des épreuves avant la fin juin 2026.

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