Avec Impressionism, la Galerie Faces présente une exposition personnelle du photographe Jonathan Bertin, réunissant pour la première fois deux séries : Impressionism, réalisée en Normandie, et Séoul Impressionism, née de ses résidences de création en Corée du Sud.
Présentée pour la première fois à Marseille, après Paris et Séoul, l’exposition fait dialoguer ces deux territoires et ces deux rythmes du monde. À la Galerie Faces, les images de Jonathan Bertin trouvent un écrin naturel : un lieu où l’art s’inscrit dans le mouvement vivant de la ville, entre regards contemporains et moments de vie capturés.
Entre hommage, réinterprétation et émancipation, Jonathan Bertin explore la porosité entre photographie et peinture, ainsi qu’entre la mémoire et le mouvement. Son travail entretient un rapport profondément pictural à la couleur, qu’il retravaille numériquement comme un peintre choisirait sa palette. De la lumière normande aux couleurs vibrantes de Séoul, ses images traduisent une même quête : celle d’un regard impressionniste sur le monde d’aujourd’hui.
Sa série Impressionism, réalisée en Normandie, capte des instants de vie baignés de lumière : verres qui semblent danser sur une nappe à carreaux, reflets mouvants de l’eau, silhouettes qui traversent un paysage estival. Rapidement, ces images trouvent écho à l’étranger et conduisent le photographe jusqu’à Séoul, où un nouveau chapitre s’ouvre.
Dans la capitale coréenne, Jonathan Bertin pose son regard sur le bouillonnement de la métropole, toujours dans cette même esthétique impressionniste. « Les couleurs, les mouvements se prêtaient bien au jeu. Je me suis retrouvé à rester plusieurs heures sur un passage piéton pour observer ces silhouettes qui bougent et attendent que le feu passe au vert », raconte-t-il.
Face au rythme intense de la ville, l’artiste adopte une approche plus dense, où les flux urbains, les ombres et les néons composent une nouvelle matière visuelle. Courses hippiques normandes et passages piétons saturés de Séoul se répondent ainsi dans un même mouvement telle une fresque contemporaine. « J’avais cette idée que les peintres impressionnistes n’ont jamais eu l’occasion de dépeindre les grandes capitales de notre époque. J’ai voulu imaginer ce que leur regard aurait pu produire face à cet environnement urbain », explique Jonathan Bertin.
Vernissage : 19 mars
>Infos : www.facesgalerie.com