Du 24 avril au 31 octobre 2026, le Musée départemental Arles antique met à l’honneur la déesse de l’amour avec une exposition pensée en partenariat avec le Musée du Louvre. À Arles, où son histoire prend racine, le retour de la célèbre Vénus d'Arles réactive un imaginaire puissant, entre mémoire antique et lectures contemporaines.
Autour de cette figure tutélaire, le parcours tisse des correspondances entre Antiquité, art moderne et création actuelle. Il montre comment le mythe traverse le temps, se transforme et continue d’interroger désir, beauté, pouvoir ou émancipation.
Retrouvée en 1651, la Vénus d'Arles – un marbre du Ier siècle avant J.-C. inspiré d’un modèle grec – quitte rarement Paris. Habituellement exposée au Louvre, dans la même salle que la Vénus de Milo, elle est admirée par des millions de visiteurs.
À noter que la statue revient pour la première fois depuis 2013 sur les lieux de sa découverte. Son retour à Arles constitue donc un événement majeur.
Jusqu’à présent, le musée arlésien présentait un moulage en plâtre du XVIIIᵉ siècle, réalisé d’après la copie du sculpteur Jean Péru. Cette reproduction permettait déjà d’apprécier la grâce du modèle : une figure féminine debout, à demi nue, le voile posé sur le bassin, dans un déhanchement en « S » caractéristique de l’héritage de Praxitèle.
Le visage, légèrement incliné, révèle une chevelure ondulée organisée autour d’une raie médiane, retenue par un chignon et un double ruban. Au XVIIᵉ siècle, le sculpteur François Girardon intervient pour restaurer l’œuvre et ajoute des attributs devenus célèbres : une pomme dans la main droite et un miroir dans la gauche.
Aujourd’hui, avec la présence de l’original, le public peut redécouvrir la force intacte de cette icône et mesurer combien Vénus demeure une source inépuisable d’inspiration.
Autour de la statue, près de 80 œuvres seront réunies à l'occasion de l'exposition Le Passage de Vénus. Le Louvre en prête à lui seul 33, signe de l’ampleur de la collaboration. Les visiteurs pourront notamment découvrir des peintures de Gustave Moreau, des photographies de Man Ray, mais aussi des travaux d’Andy Warhol, de Chantal Akerman ou encore de Niki de Saint Phalle.
Une constellation d’approches qui montre combien Vénus continue d’habiter l’imaginaire des créateurs, bien au-delà du monde antique.
En faisant revenir l’original à Arles, l’exposition permet une rencontre rare entre un territoire et son œuvre emblématique !
Du vendredi 24 avril 2026 au samedi 31 octobre 2026
Collections permanentes – Salle d'exposition temporaire, 1er étage
Plein tarif : 8,00 €
Entrée gratuite les premiers dimanches du mois