Dans la première pièce intitulée « Sweet Gershwin », les 12 danseurs de la compagnie rejoignent l’univers brillant du célèbre compositeur américain.
La chorégraphie est exigeante et pourtant : sans fioritures inutiles, sans jamais mettre en avant une technique pourtant évidente Jean-Charles Gil conduit avec beaucoup d’élégance ses danseurs vers la fluidité du mouvement.
Ainsi l’œuvre apparaît accessible, évidente et l’on succombe rapidement à l’énergie communicative des jeunes interprètes pour se laisser aller dans leur univers rêvé des comédies musicales de Broadway. Un moment de plaisir vrai.
Avec la création « Trace avec moi », on change d’univers.
Jean-Charles Gil et Monique Loudières, danseuse étoile de l’Opéra de Paris nous offrent là un duo beaucoup plus intimiste, tout en nuances.
Les corps se cherchent, dialoguent, se découvrent et s’influencent pour évoluer ensemble. Le spectateur, invité privilégié partage ce moment de complicité et ne peut que retenir son souffle. Il y a un peu là de l’univers feutré du tango et de sa sensualité qui s’exprimerait à travers un vocabulaire chorégraphique intemporel.
Une fois encore la technique est impeccable mais n’est là que pour servir le propos.
On sort donc de la salle en ayant partagé instant de bonheur au travers de ces deux pièces, deux univers apparemment opposés mais réuni par le style épuré et tout en élégance d’un grand chorégraphe.
Didier Philispart.
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