chargement en cours
publicite

Franck Dubosc en interview

Franck Dubosc est en tournée dans le sud. Le 11 novembre à Toulon et le 12 à Marseille. Rencontre...

Publié par Jean-Baptiste Fontana le 06/11/2009
Franck Dubosc en interview

Bonjour Franck Dubosc, on vous retrouve sur scène avec votre spectacle, Il était une fois... Franck Dubosc. Son speech…
C’est l’histoire d’une partie de ma vie, de l’intérieur du ventre de ma mère jusqu’à mes premiers pas sur scène, en passant par mon adolescence, les premiers boutons, l’arrivée à Paris, les premières vacances en Grèce. Je retrace toute une partie de ma vie jusqu’à l’apparition du public.

Votre spectacle est donc une sorte d’autobiographie. Vous n’êtes pas un peu jeune pour une autobiographie ?
C’est un spectacle d’humour et je pense que pour faire rire, il vaut mieux parler de ce que l’on connaît le mieux. Moi, ce que je connais le mieux : c’est moi !
Mais ce n’est pas vraiment une autobiographie.

Vous êtes sur scène presque une date par jour durant le mois de novembre, comment faites vous pour tenir la cadence chaque soir ?
C’est la vie de tournée ! C’est un rythme à prendre : il faut vivre sainement, même si cela peut être difficile, car je suis amené à me coucher souvent très tard et à me lever toujours très tôt ! Mais c’est un travail comme un autre : il faut aimer son métier.

Vous jouez le même spectacle chaque soir. Mais laissez-vous place à l’improvisation, arrivez-vous à proposer des choses nouvelles ?
Oui bien sûr. De plus en plus en ce moment d’ailleurs : c’est la dernière tournée du spectacle, donc c’est vraiment une période où j’ai le plus envie de caser du nouveau, de changer un peu, de ne pas tomber dans la routine…Et donc chaque soir, j’essaie de nouvelles choses.

Qu’est-ce qui vous inspire, qu’est-ce qui vous aide à créer, est-ce justement le public, l’actualité, la vie ?
C’est le public qui m’inspire, plus que l’actualité ; même si parfois celle-ci peut être un matériau intéressant. Mais c’est le public qui me porte vraiment : le fait de voyager à travers la France permet d’avoir de nouvelles inspirations, les nouvelles idées viennent avec le temps.
Je ne sais pas exactement de quoi je m’inspire : je m’inspire de tout.
Je travaille, j’ai toujours un petit cahier de notes sur lequel j’écris mes blagues, mes petites anecdotes l’après-midi, et le soir, je les essaie.

Et le public ?
On a tendance à juger les publics, mais selon moi, c’est parfois l’artiste qui est plus ou moins en forme tel ou tel soir et cela se ressent sur le public. Donc un public n’est pas meilleur dans une salle que dans une autre !

Mais donc, peut-on être aussi vif tous les soirs, avec autant de dates ? Arrivez-vous chaque soir à proposer des choses nouvelles, à être original ?
Il faut, c’est le métier, c’est obligatoire ! Mais comme dirait mon producteur, « on est bien payés pour ça ! ». On se doit au public, le public vient, il paye pour nous voir, alors nous nous devons de lui apporter son plaisir. Et c’est possible.

C’est donc la fin de votre tournée. Commencez-vous déjà à réfléchir à un nouveau spectacle ?
Oui, je commence à noter des petites choses. Parfois, j’ai envie de les essayer le soir même et puis après je me retiens, je commence à prendre des nouvelles notes pour un prochain spectacle…qui ne sera pas tout de suite.

Quand la tournée s’arrête-t-elle vraiment ?
Je tourne jusqu’au 19 décembre 2009, après il y aura des petites dates par ci par là, puis il y aura l’Olympia au mois d’octobre.

A coté de votre carrière d’humoriste, il y a votre carrière dans le cinéma…Votre événement pour 2010, c’est Camping 2, où en est sa préparation ?
Le tournage est terminé depuis un mois à peu près. Le film sort en avril 2010.

Pouvez-vous nous en parler un peu ? Quelle est l’histoire ?
Je ne vous donne pas tous les détails… Mais c’est le même camping, les mêmes personnages. Il a un nouvel arrivant : Jean-Pierre, un petit assureur de Clermont-Ferrand, qui arrive pour chercher le calme et la sérénité après une rupture sentimentale.

Depuis le début de votre carrière, on peut voir qu’il y a toujours eu ce désir chez vous de faire du cinéma, mais vous jouez surtout dans des comédies. Vous avez envie d’aller vers un autre registre ?
Oui, l’humour c’est bien…Mais c’est vrai que je vais tourner des films un plus intimistes, pour un autre public, comme le prochain film que je vais faire d’ailleurs. Mais je veux continuer à alterner les deux : comédie et petits films.

Vous avez écrit pas mal de films ces derniers temps, est-ce que vous allez encore en faire à l’image de ceux dont le sujet est en continuation de votre spectacle ?
Non ! Il n’y a plus vraiment de film en vue qui soit en rapport avec mes spectacles
Mais je vais continuer à écrire des scénarios, à tourner, car j’aime faire ça. Mais pour l’instant, je n’ai pas encore d’idées, donc je préfère attendre trouver l’inspiration et faire quelque chose de bien.
Et donc je tourne des films que je n’ai pas écrits… Comme le prochain par exemple.
Je peux même dire que c’est plus agréable car j’ai moins de pressions, s’il ne marche pas, je serais touché mais pas autant que si c’était un film que j’ai moi-même écrit.


Franck Dubosc sera
le mercredi 11 novembre 2009 au Zénith Omega à Toulon

> http://www.frequence-sud.fr/art--
et le jeudi 12 au Dôme, à Marseille.
> http://www.frequence-sud.fr/art--

Propos recueillis par Jean-Baptiste Fontana et Anysia Troin-Guis