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Piers Faccini : l'interview

Le 21/05/2009 - Aix en Provence
Terminé
Publié par Pauline . le 20/05/2009 - Modifié le 31/12/08 00:00
Piers Faccini : l'interview

Le 6 avril dernier sortait le troisième album du songwritter italo-britanique intitulé Two grains of sand . Rencontre avec l'artiste.

Pouvez-vous nous parler de ce troisième album, de sa naissance ?
C'est un album que j'ai conçu chez moi dans le sud, puisque ça fait 5 ans que j'ai déménagé de Londres pour venir vivre en France. Je suis tombé amoureux des Cévennes et au lieu d'aller dans un studio et d'enregistrer tout, j'ai eu l'idée de commencer le travail de l'enregistrement chez moi. Et ensuite j'ai fini l'album à Paris.

Y a -t-il eu une approche différente dans la création de two grains of sand par rapport aux deux premiers albums ?
Sur cet album j'ai pris plus le rôle de conteur, il y a plus de troisième personne, avec un regard penché sur le monde extérieur alors que dans les précédents c'était plus un regard intérieur.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Je suis à l'écoute de tous ce que je ressens, de tous ce que je vois de ce qui m'entoure. Il n'y a pas d'endroit précis ni de moment.

Comment s'est passé l'enregistrement ?
Dans une petite maison dans la garrigue où j'habite, je me suis construit un studio basique avec des couleurs que j'aime beaucoup, entouré de pleins d'instruments. J'ai commencé à construire des arrangements et à enregistrer un peu toutes les parties tout seul. Ensuite quand je suis monté à Paris j'ai remplacé les instruments enregistrés seul par des musiciens qui sont des maîtres dans ce style là. Ce travail là je l'ai fait chez moi car j'avais besoin d'entendre en même temps que j'écrivais le morceau comment ça sonnait une fois arrangé au lieu de le garder brut piano/voix ou guitare/voix.

En combien de temps avez-vous crée cet album ?
J'ai mis plus de temps que normal car j'ai eu des problèmes avec la maison de disque Label Bleu que j'avais avant et qui est tombée en faillite. Je me suis trouvé sans label derrière moi, et pendant tous ce temps là je me suis consacré à l'écriture. J'ai eu plusieurs mois tranquille à la maison où j'ai réussi à me plonger dans la musique et la composition. Et en faite c'était très bien comme ça, même si idéalement j'aurais sorti le disque 6 mois avant mais ça ne change rien. J'ai eu l'avantage d'avoir eu 6 mois en plus d'écriture pour vraiment ficeler l'album de chanson en chanson avec le plus de soin possible.

Dans votre album on retrouve beaucoup d'influences musicales que ce soit pop folk rock et même musiques africaines, d'où vous est venu cette envie de mélanger autant de style ?
Parce que je pense que simplement je fais parti d'une génération de musiciens qui ont grandi dans le melting pot. On a été exposé à énormément de musiques différentes de partout dans le monde. Et j'écoute depuis des années de la musique africaine, brésilienne, indienne, je suis un très grand curieux de la musique du monde et je trouve cela incroyable qu'aujourd'hui cette musique soit tellement accessible. Après ce qui est très important c'est de laisser le temps couler pour laisser ces influences se concrétiser naturellement.
J'espère que dans ma musique si on entend ces influences là on les entend bien construites, bien dans un style à lui-même, sinon ça ne sert à rien.

Quels sont les artistes qui vous inspirent ?
Les premiers à m'inspirer dans ce que je fais vont des Blues Man du Mississippi en passant par des artistes du folk anglais des années 70 comme John Martyn, mais aussi Léonard Cohen, Bob Dylan, Boubacar Traoré etc...

Vous vous êtes installé dans les Cévennes, c'était un moyen de vous isoler ?
Je suis tombé amoureux de la région. Je cherchais à vivre dans un endroit proche de la méditerranée mais qui n'était pas la côte d'azur. Et le sud ouest c'était un peu plus sauvage, il y avait moins de construction. Je me trouve en phase avec les gens qui vivent ici depuis les années 70. On sent ici une sorte de communauté.

Vous êtes aussi peintre et photographe comment est née cette envie de faire de la musique ?
J'ai toujours été attiré autant par l'art visuel que la musique. En art j'ai une formation assez classique et en musique je suis plus brut plutôt autodidacte. Mais j'ai toujours eu ces deux amours et ce n'était pas un choix. J'ai toujours eu du mal à laisser tomber l'un pour me consacrer à l'autre. Aujourd'hui c'est la musique mais demain ça pourrait être plus la peinture. Je suis le courant là-dessus.

Vous êtes actuellement en tournée, c'est un moment que vous appréciez particulièrement ?
J'aime beaucoup car c'est une façon de revire la musique que l'on a écrit. J'essaye de revisiter tous les morceaux et le live permet de revisiter les arrangements mais de voir aussi si l'intention passe au public.

Propos recueillis par Pauline Volton
Photos :  Kate Barry  / DR

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