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Scorpions au Zénith Oméga de Toulon

C'est après 46 ans que le groupe fondé en 1965 par Rudolf Schenker effectue ce qui devrait être sa tournée d'adieux. Le Sud de la France n'est, cette fois, pas en reste puisque Scorpions font escale à Toulon et Montpellier en cette fin d'année 2011.

Publié par Jean-Baptiste Fontana le 22/11/2011 - Mis à jour le 22/11/11 17:37
Scorpions au Zénith Oméga de Toulon

Le groupe aux 19 albums a enflammé pendant deux heures mercredi soir le Zénith Oméga de Toulon en produisant un show tout en dynamisme et émotions devant un public d'environ 7000 personnes.

On apprécie le public « mature mais pas que » qui s'amasse, dans la bonne humeur, devant la salle en ce début de soirée. L'attente est rythmée par des « Scorpions ! Scorpions ! » lancés par la foule impatiente se tardant de l'ouverture des portes.

La salle se remplit rapidement et c'est à peine plus d'une demi-heure après l'ouverture des portes que le groupe Guano Apes, assurant la première partie du show, entre sur scène.

Guano Apes 

Le groupe, allemand lui aussi, propose une setlist courte (une demi-heure) mêlant à la fois d'anciens morceaux phares de leur discographie et des nouveaux titres faisant la promotion de leur dernier album. Guano Apes fait l'effort de proposer une prestation « adoucie » afin de satisfaire au mieux le public, bien moins agressif, de Scorpions. Ce n'est malheureusement pas gagné puisque le groupe mené par Sandra Nasić, sa front-woman, ne reçoit qu'un piètre accueil de la part du public. Ce n'est que sur la reprise de Big in Japan d'Alphaville qu'on voit quelques bras se lever et qu'on entend (enfin !) quelques applaudissements.
La première partie de la soirée touche donc à sa fin et les quelques fans du groupe restent sur leur faim, regrettant que la setlist ne soit pas agrémentée de quelques titres supplémentaires des anciens albums tels No Speech ou encore Quietly. Heureusement, on est comblé de terminer ce set sur Lord of the Boards.

Scorpions

21h15, les lumières s'éteignent, la scène s'illumine, le support de la batterie s'élève de plusieurs mètres et c'est avec dynamisme que tous les membres de Scorpions entrent sur scène sur les notes rythmées de Sting In The Tail.

Rudolf Schenker fait le show à lui tout seul de son côté de la scène et joue avec le public tandis que Klaus Meine (chanteur) s'élance sur l'avancée de scène et tend (pour ne pas dire jette) son pied de micro pour faire chanter les fans, désormais réveillés.
Le ton est donné, le groupe a décidé d'entamer son show avec énergie et de faire contribuer son public. La première partie du concert est faite en puissance, même sans connaître les morceaux, on ressent le côté prenant du show et on a envie de jouer le jeu et de crier à chaque fois que Klaus présente son micro à la foule.
Le groupe, comme à son habitude, nous gratifie de longs solos de guitares et de bridges heavys. Pendant ce temps, Klaus ne chôme pas puis qu'il saisit, à plusieurs reprises, des dizaines de baguettes qu'il lance aux quatre coins de la fosse.

Si le groupe interagit beaucoup avec ses fans, on ne peut pas dire qu'il leur parle énormément, et ceci restera un point sombre du concert. Ce n'est qu'avant d'annoncer le septième titre que Klaus parlera pour dire en français qu'ils étaient très heureux d'être de retour en France.

On bascule ensuite dans une partie plus calme du show où les ballades se succèdent : The Best is Yet to Come, Send me an Angel, Holiday.

Après cet « intermède » reposant, on repart dans un concert un peu plus énergique : retour des solos de guitares, Rudolf qui fait tourner sa guitare autour de son coup, Kottak Attack à la batterie (environ 5 minutes de solo de batterie que certains spectateurs trouvent bien trop long). C'est paradoxalement dans cette partie du show qu'on a tendance à voir l'énergie du public retomber comme une chantilly, peut-être le contrecoup des ballades ?

Le groupe quitte la scène après un peu plus d'une heure et demi de concert en prenant le temps de serrer la main des fans et de leur lancer divers médiators et baguettes. Ils reviennent, après un rappel qu'on peut considérer comme étant quelque peu mou, pour interpréter les titres phares du public français : Still Loving You, Wind of Change, Rock You Like a Hurricane et When the Smoke is Going Down.
Les fans apprécient, Scorpions saluent alors longuement le public et on pense le concert terminé. C'est donc avec surprise qu'on les revoit réapparaitre sur scène quelques minutes plus tard pour un rappel imprévu composé de We'll Burn the Sky, morceau qui semble être une surprise pour beaucoup de monde dans la salle.

Scorpions ont donc effectué une prestation de qualité. On reste bluffés devant l'énergie dont ce groupe âgé fait preuve après tant d'années. On regrette, par contre, un public parfois à l'opposée, hésitant à bouger ou à se lever, et qui aurait pu faire l'effort de participer un peu plus à l'embrasement du Zénith de Toulon.

 

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