Il navigue depuis 1896. Il a traversé l'Atlantique, bravé les tempêtes, failli disparaître — et pourtant, le Belem est là. Ce printemps, le trois-mâts classé Monument Historique offre à la Région Sud un cadeau rare : deux escales consécutives, l'une sur la Côte d'Azur, l'autre dans la cité phocéenne. Une tournée provençale qui s'inscrit dans un parcours exceptionnel, celui des 130 ans du plus vieux voilier français encore en navigation.
Pour beaucoup, le Belem est entré dans l'histoire collective en 2024, lorsqu'il porta la flamme olympique depuis Athènes jusqu'aux côtes françaises, avant les Jeux de Paris. Mais pour les marins, les passionnés de patrimoine et les familles qui ont déjà foulé ses ponts, il représente bien plus : un fil tendu entre le monde d'hier et celui d'aujourd'hui, une façon tangible de toucher du doigt ce que furent les grandes traversées de la marine à voile.
À Cannes, le Belem prendra ses quartiers au Port Canto pour un long week-end de trois jours du 1er au 3 mai. Un cadre idéal, à deux pas du Palais des Festivals, pour une escale qui tranche avec l'agitation du Festival — lequel se tient justement quelques jours plus tard. À Marseille, c'est le Vieux-Port qui l'accueille le week-end de l'Ascension, les 9 et 10 mai. Une rencontre entre deux légendes méditerranéennes : la ville et le bateau, deux entités qui ont la mer dans le sang.
Les billets sont en vente sur le site officiel de la Fondation Belem, avec des créneaux de visite toutes les 30 minutes. Les premières tranches horaires (10h–12h) ont tendance à partir rapidement, notamment à Marseille où la demande est forte. Si les billets en ligne affichent complet, pas de panique : une billetterie à quai est maintenue sur les deux sites, avec paiement par carte ou en espèces.
Une boutique itinérante sera également présente sur chacune des deux escales, proposant une sélection de produits et souvenirs aux couleurs du navire. Chaque achat, comme chaque billet vendu, contribue directement à l'entretien et à la préservation du trois-mâts.