Dans le creux laissé par une actualité où les images s’accélèrent, défilent en boucle sur les écrans, ressassant l’obsession de l’accumulation : un étrange pari. Celui d’emporter le spectateur dans un Ailleurs pictural, une emprise physique de l’espace, du temps qui se déroule, où l’œil suit le geste du peintre, sa main, sa perception du réel, se fait maître du jeu, convoque la voix, le récit intérieur, le chant lyrique, le mouvement chorégraphié, pour que se défient le sens et la forme.
“Serge Noyelle et Marion Coutris nous exhortent à porter notre regard plus loin. La porte d’Ensor, performance à l'esthétisme saisissant, déploie des formes artistiques plurielles pour parler un langage universel, celui de l’art, qui peu importe sa forme, est lui seul capable d’énoncer une vérité inconsciente, de représenter nos rêves et nos illusions, de figurer nos désirs et nos angoisses.”
Les Arts Mouvants
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