Profitant du libéralisme de Napoléon III, son père l’envoya en France. Il étudia au conservatoire de Paris. C’est dans la capitale qu’il démarra assez vite une carrière de virtuose. Il se produisit ainsi dans l'orchestre de l’'Opéra-Comique, et fut même directeur musical du Théâtre Français. Puis en 1855 il décida de créer son propre théâtre afin d’y expérimenter ses propres œuvres : c’est ainsi que naquirent les Bouffes Parisiens. Il commença alors à s’associer avec les librettistes Henri Meilhac et Ludovic Halévy. Cette collaboration fructueuse permis de lancer l'Opéra-Bouffe-Français que l'on appela par la suite Opérette.
Son premier grand succès est Orphée aux Enfers. Ses œuvres furent très populaires de son vivant car elle reflètaient la joie de vivre du Second Empire et étaient remplis d'humour, voire de propos immoralistes assez scabreux. De l'apologie du ménage à trois dans La Belle Hélène au cocufiage réciproque dans Orphée aux Enfers.
Il meurt en 1880 à 61 ans laissant derrière lui une soixantaine d’œuvres lyriques parmi lesquelles Les Contes d’Hoffman, la Perichole, la Grande Duchesse de Gerolstein, la Vie Parisienne, pour ne citer que les plus connues . Wagner écrivait de lui que sa musique « dégageait une chaleur de fumier où tous les cochons d'Europe étaient venus se vautrer ». tandis que Friedrich Nietzsche y vantait « la forme suprême de la spiritualité ».
Source: Kaléidoscope des Arts Pluriels