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Vianney ''le sud c'est mortel ! Les gens sont généreux dès la première chanson''

Vianney était en concert ce vendredi soir au Festival du Château à Solliès Pont. Rencontre avec l'artiste quelques heures avant son concert.

Publié par Jean-Baptiste Fontana le 29/07/2017 - Modifié le 01/08/17 16:07
Vianney ''le sud c'est mortel ! Les gens sont généreux dès la première chanson''

Le Festival du Château était presque sold out ce vendredi soir pour accueillir Vianney et Benjamin Siksou. Nous avons rencontré l'artiste juste après ses balances. Il se confie sur sa tournée et ses projets.

Dans quel état d’esprit êtes-vous ce soir ?

Très heureux de jouer dans un cadre pareil ! Ca nous fait du bien de voir du soleil depuis le début de la tournée des festivals. On n’a pas toujours été gâté, donc c’est cool. Tout simplement. Après, il n’y a pas d’état d’esprit particulier. Chaque concert, je l’aborde à peu près de la même manière. Sereinement et avec l’intention de prendre du plaisir, et d’en donner surtout !

C’est différent les festivals d’été, par rapport aux concerts le reste de l’année ?

Ha oui ! Déjà, parce qu’il y a plein de gens qui ne sont pas là pour moi exclusivement. C’est en plein air, ça change beaucoup de choses dans l’énergie qui va être fournie. Le fait que ces gens ne viennent pas tous pour moi, ça change aussi la set list, l’ordre et le choix des chansons. Chaque contexte réclame de toute façon une énergie différente. Une manière d’aborder le spectacle de manière singulière et adapté à l’endroit. C’est très bien, ça nous sort vraiment de notre routine de la tournée des salles, et qui avait commencée à s’installer.

On en profite davantage ? Le fait que l’on soit dans une zone touristique notamment. L’occasion d’avoir de petites parenthèses pour aller à la plage ?

C’est arrivé. Après, il y a quand même de gros charlots dans le sud-est qui font payer les plages. Hier, toutes les plages étaient payantes. Nous c’est sur le principe qu’on est choqués. On vient tous de l’ouest, de la Bretagne, où tout est très libre de se baigner où l’on veut. Oui, on était très déçu.

Mais le reste du temps, on arrive parfois à faire un petit tour, une virée en bateau. Après, c’est vrai qu’on travaille sur place, ce n’est jamais vraiment une journée touristique. Mais on arrive à prendre un peu le temps, de profiter du lieu.

Comment se passe cette tournée des festivals de l’été ? 17 dates ce mois-ci...

Ca se passe super bien ! On enchaîne énormément donc il y a une fatigue qui est là, mais qui est franchement occultée par le bonheur de jouer dans des lieux vachement sympas. On n’a eu aucune mauvaise expérience. Même quand je vous parle des plages d’hier, au final, ça nous fait des anecdotes marrantes. On se marre tout le temps. On est une équipe qui s’entend bien, on s’aime beaucoup, donc c’est très agréable. On est loin de chez nous pendant pas mal de temps, il fallait que cela se passe aussi bien que maintenant, parce que sinon je pense que c’est l’enfer. On a beaucoup de chance.

Cette ambiance d’été, te permet-elle de composer davantage ?

J’écris tout le temps, même sur la route.

Donc oui, il y a peut être des périodes plus prolixes. Mais je ne te dirais pas que la période festival en est une. Ce qui est bien c’est qu’on limite la promo, les interviews durant les festivals. C’est très rare ce petit moment. Et ça c’est très bien, parce que j’ai vraiment du temps où je peux travailler seul. Je suis en quête de temps au quotidien pour pouvoir avancer et travailler comme je l’aime. C’est vrai que sur une tournée des festivals, j’ai plus de temps que le reste de l’année.

Comment arrive-t-on à s’isoler sur une tournée des festivals, chargée comme celle-ci ?

J’ai mon petit ordi. Je peux tout faire avec. Je travaille énormément, je le ferai juste après notre petit moment, je n’ai pas trop de problème à m’isoler.

Vous avez beaucoup joué dans le sud ?

Oui, pas mal de fois, mais beaucoup moins que dans le nord ou l’ouest. Franchement, l’endroit où on joue le moins, c’est dans le sud-est.

Il y a un accueil différent ici ?

Oui c’est sûr, ce n’est pas le même public du tout. Je n’ai pas envie de hiérarchiser non plus. Ce qui est certain, c’est qu’on a fait plusieurs dates dans le sud et c’est mortel ! C’est génial à chaque fois. Les gens sont généreux dès la première chanson. On est gâté dans le sud, il n’y a pas de mauvais public.

Tes projets pour la suite ?

J’aimerai vivre le reste de la tournée aussi joliment que ce qu’on a déjà vécu. Ma grande ambition c’est ça !

C’est une aventure vraiment humaine d’être sur la route pendant autant de temps. Il faut que cela soit quelque chose de fort et d’inoubliable pour chacun.

Après j’écris toujours, pour d’autres en ce moment. Mais c’est plus délicat d’en parler, ce sont leurs affaires. De plus en plus, j’écris pour les autres. J’aime bien l’ombre finalement. Donc j’y suis bien. Je fais la tournée et à côté, j’écris pour d’autres plutôt que pour moi.

L’approche est différente ? On s’imprègne de l’univers de l’autre artiste ?

Oui, c’est très différent, mais c’est plus facile. On peut se permettre plein de liberté, plus de trucs que pour soi. Moi, je n’arrive pas à dire les choses autrement que j’ai vraiment envie de les dire, les chanter, les écrire.

Trouver les bons mots pour soi-même, c’est bien plus dur que de prêter des mots aux histoires des autres.

Pour qui vous écrivez si ce n’est pas indiscret ?

Si, c’est indiscret ! (rires)
Julien Clerc l’a dit il y a pas longtemps. Louane ? Je crois qu’elle l’a dit. J’en sais rien. Et les autres, je suis sûr qu’ils ne l’ont pas dit. Donc je m’arrêterai là.

Vous écrivez quoi ? Les paroles, les textes ?

Les deux parfois. Julien Clerc, que les paroles, il compose extrêmement bien.