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Le Festival de la Chanson Française : Rencontre avec Marie Cherrier

Rencontre avec Marie Cherrier. A l'affiche du Festival de la Chanson Française, cette jeune auteure-compositrice, s'ouvre et se découvre.

Publié par le 30/06/2008 - Mis à jour le 29/09/11 09:51
Le Festival de la Chanson Française : Rencontre avec Marie Cherrier

On va vous retrouver prochainement pour le festival de la Chanson Française à Aix-en-Provence le 29 septembre, pensez-vous que la chanson française soit un style qui vous définisse bien ?  
Alors, c’est vrai que c’est un style qui me définit bien mais je ne veux pas m’enfermer là-dedans, je ne sais pas encore où est-ce que je vais aller. Je ne suis encore qu’au début de mon chemin dans la musique, je n’ai pas envie de m’enfermer dans un style qui me collerait trop à la peau.

En termes d’inspiration, vos influences, quelles sont aujourd’hui les artistes, les thèmes, les vagues musicales, qui peuvent vous inspirer, vous porter ?

Renaud m’a pas mal inspiré au début, mais maintenant ce que j’écoute n’a pas forcément de rapport avec ce que j’écris et ce que je compose. J’écoute un peu de tout, autant du hip-hop que plein de vieux trucs anglo-saxons ou de chansons, c’est assez varié. Je ne sais pas si je m’inspire vraiment de ce que j’écoute, peut-être inconsciemment.

Juste deux mots avec Renaud, une chanson lui est dédiée dans le dernier album, "Ben Alors Quoi?", une chanson quelque peu piquante. Pourquoi cette chanson ?
Je me suis sentie très proche de lui par ce qu’il écrivait et alors qu’aujourd’hui, plus du tout, j’en ai eu mal au ventre pendant quelques mois jusqu’à ce que je l’écrive sur le papier. J’avais besoin de la chanter peut-être. Mais elle a au moins quatre ans maintenant cette chanson.

Quelles ont été les rencontres qui vous ont éventuellement ouvertes des portes ?
Ma carrière qui a quatre ans seulement…c’est court…mais en tout cas les premières rencontres importantes ont été en mars 2004, lorsque j’ai participé au stage de chanson dans le cadre des Rencontres d’Astaffort. Là-bas, j’ai rencontré le directeur artistique, Jean-François Delfour, qui m’a proposé de faire un album. J’y ai aussi rencontré mon ingé son, Loïc Célestin, un guitariste génial. J’ai rencontré pas mal de monde lors de ce stage, ils m’ont lancé vraiment dans ce métier.

Est-ce cela qui vous a poussé justement à lâcher ce que vous faisiez en parallèle, vos études, et vous consacrer pleinement à la musique ?
Non de toutes façons les études ça n’a jamais été trop mon truc, je crois vraiment que même si je n’avais pas fait ces rencontres, j’aurais quand même lâché. Je les ai déjà lâchées plusieurs fois avant. A ce moment-là je m’étais repris un truc pour me recadrer un peu, histoire de ne pas trop déprimer. En revanche, c’est vraiment ce qui m’a fait faire un album, sinon j’aurais peut-être juste tourné dans les bars avec ma guitare.

Comment se passe l’écriture des chansons et notamment la chronologie…est-ce que la première étape est plutôt les paroles ou la musique ?
Il n’y a pas vraiment de règle, ça peut-être les deux en même temps, parfois les paroles d’abord, la musique avant, cela dépend de chaque chanson.

Au niveau du vocabulaire, on remarque une place partagée entre un vocabulaire moderne, argotique et un autre beaucoup plus désuet, comment se passe ce choix des mots ?
Rien n’est vraiment construit de façon voulue, les mots arrivent comme ils arrivent. C’est vrai qu’il y a en un peu de tous les côtés, à cause de mes influences de plusieurs styles peut-être.

Dans votre musique, on peut y retrouver plusieurs influences, dans le swing, le jazz…personnellement ça m’a fait penser aux musiques d’après guerre…
Personnellement je connais très peu les musiques d’après-guerre…(rires)…effectivement il y en a une ou deux que l’on a arrangé comme ça sur l’album avec pas mal de cuivres. Mais en fait tout est très libre, je vois ça de manière un peu sauvage, je ne revendique aucune influence. J’ai besoin de lâcher des choses, cela passe par les textes et la musique, cela arrive donc de façon très brute, très sauvage. Ensuite  j’ai envie de me faire plaisir, cela se passe donc plus avec les arrangements, avec les gens avec qui je travaille…on recherche des trucs.  Pour les bandes de cuivres, par exemple, mon réalisateur artistique et moi, on n’avait jamais eu l’occasion d’être en studio avec ses cuivres…on s’est fait plaisir, on s’est marré, ça ne va pas plus loin que ça, ça ne revendique rien et ce n’est pas calculé.
Après c’est sur mon réalisateur artistique a beaucoup plus d’expérience dans la réalisation d’albums, donc il fait beaucoup plus attention à la direction que cela peut prendre. Mais moi je suis vraiment capable de changer de bord d’un moment à l’autre, j’ai surtout envie de faire avec les envies du moment.

On vous voit jouer de la guitare, jouez-vous d’autres instruments ?
Oui je joue un peu de guitare, ça m’arrive de jouer un peu de piano et un peu d’accordéon.

On va vous retrouvez sur le Festival de la Chanson Française à Aix, votre tournée continue-t-elle à la rentrée ?
Oui, mais pour les date, je ne peux que vous renvoyer à mariecherrier.com, il y a toutes les dates dessus.

Au niveau d’internet justement, vous nous parlez de votre site internet, vous avez souvent été mise en avant sur Yahoo ou Deezer pour ne citer qu’eux, est-ce que vous avez un regard particulier sur ce média ?
Bien sûr, je suis très contente de passer par là, très contente d’avoir un site internet, d’être sur des sites comme ça. Je trouve ça super pour la diffusion de la musique. Cela a pu me faciliter les choses, internet est très facile d’accès, pour faire découvrir on renvoie à un site, à un myspace, à deezer, yahoo…c’est quand même hyper simple.

En termes de futur donc, que nous préparez vous, un nouvel album studio peut-être ?Pour le moment, on va sortir un album live, dans les bacs fin octobre. Pour moi c’est une grande étape car ce live à la Cigale à Paris est vraiment un super souvenir. Pour le moment il est disponible sur notre site internet. Pour un quatrième album, studio cette fois, il faudra attendre d’avoir toutes les chansons.

Propos receuillis par Jean-Baptiste Fontana et Agathe Olivier

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