Sur scène, les corps parlent. Portés par une bande-son qui traverse les rythmes afro-cubains, le rap et l’électro, six danseuses et danseurs se lancent dans une chorégraphie brute, énergique et profondément expressive. Avec « Matière(s) première(s) », la compagnie Par Terre et la chorégraphe Anne Nguyen explorent ce que les mouvements peuvent raconter de l’Histoire et des rapports entre les êtres.
Derrière la virtuosité des interprètes se dessine un langage à décrypter : celui des corps, des mains et des interactions. Les gestes peuvent évoquer la domination, les rapports de pouvoir ou encore les violences liées à la colonisation et au pillage des ressources. Mais ils racontent aussi la transmission, les rituels, la spiritualité, l’amour et la résistance.
La pièce construit ainsi un véritable voyage entre héritages et modernité. Les danses traditionnelles dialoguent avec des formes contemporaines pour créer un ballet à la fois précis, intense et instinctif. Peu à peu, le mouvement devient un moyen de faire émerger une mémoire collective et de questionner ce qui relie les individus au-delà des frontières et des cultures.
Présentée dans le cadre d’une coréalisation avec le Festival de Danse de Cannes – Côte d’Azur, la pièce sera à découvrir mardi 24 novembre à 20h, à la salle Juliette Gréco. Une représentation est également programmée à 14h30 le même jour. Le spectacle dure 55 minutes et est accessible dès 8 ans.