Le concert s'ouvre sur les vers d'un poète, qui évoquent la vie, la mort, l'amour... autant de concepts qui inspirent Biolay, acclamé à son entrée en scène. Le Dandy chic et rock (et qui bouge bien !) s'élance avec « Tout ça me tourmente » dans laquelle il balance « Après 20h30, je n'ai plus de cœur, je n'ai que ma queue ». La tourmente et l'émotion des textes atteindront le public d'un Biolay, alors véritable MC. La musique - superbement arrangée et jouée, fait le reste.
Le calme des ballades annonce la tempête rock, et vice versa. Biolay, ému et émouvant au piano lors de « Ton héritage », écrit pour sa fille ou encore avec « Nuage noir » (« de loin sa meilleure chanson », selon Françoise Hardy). Puis, « A l'origine » (climax du concert) chanté, puis hurlé par un Biolay...métaleux, nous laissant sans voix.
« Prenons le large », « l'espoir fait vivre », une chouette courte reprise de « Clint Eastwood » de Gorillaz et le superbe « La superbe » et le dernier morceau « Assez parler de moi », pour la fin. Oui mais, non. Alors, l'élégant destroy revient pour donner le « Padam » soufflant alors son désir que « le monde entier, [l]'acclame - qui [lui] déclarant sa flamme dans une orgie hooligan ». Suffisait de demander : le public honore son souhait, après deux bonnes heures de show d'un Biolay, passé d'insaisissable pessimiste à vulnérable, bourré d'espoir.
Il termine avec « Brandt Rhapsody », histoire d'amour contée à coup de post-it. Un par un, B.B puis ses musiciens quittent la scène. La musique continue sans eux , tout était dit.
Salima Kettar
Photos : Cyrille L