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Reportage: Bibi Tanga et Les Selenites

Bibi Tanga & Les Selenites en concert : atmosphère lunaire sur la planète Mars

Publié par Redac . le 14/01/2010 - Mis à jour le 22/02/10 18:10

Si la température extérieure avoisine 0° en ce vendredi 19 février 2010, à l’intérieur du Cabaret Aléatoire, en revanche, il fait très chaud. Et pour cause, il est 22h et la 3ème soirée Funk Bless You bat déjà son plein. Pas moins de 400 personnes se sont déplacées pour ce rendez-vous funk organisé par Turn Me on, L’Inlassable, Le Cabaret Aléatoire et Limitrophe Production.

Au programme, le groupe français le plus groovy du moment Bibi Tanga & The Selenites et les sets de Monsieur Sy du Marabout Funk System et de DJ C-Real. La première partie de soirée est ambiancée par les vieilles galettes funk de DJ C-Real et la projection du film Blaxploitation, Disco God Father. Le ton est donné.
Le groupe formé par Bibi Tanga, bassiste et chanteur, le Professeur Inlassable, sampleur aux milles patines et les Selenites, trio de musiciens illuminés et habitants de la Lune, prend toute sa grandeur sur scène.
Un live groovy bien ficelé.

On est de suite plongé dans une atmosphère bien spéciale dont Bibi Tanga & les Selenites ont le secret, une atmosphère qui leur est propre et qui colle la foule en suspens. Jeu de scène bien bouclé, musique fusionnant avec aisance : groove, soul, funk, musique africaine, trip-hop… Aucun doute : la scène groove française est là. Le tout emporté par la voix de Bibi Tanga qui n’hésite pas à pousser dans les aigus rappelant tantôt Prince, tantôt Michael Jackson, tantôt Kéziah Jones.

Le trio de musiciens aussi s’en donne à cœur joie. Le guitariste fait un solo blues-rock,le claviériste troque son clavier pour jouer du violon, et Le Professeur Inlassable saute derrière ses platines, rien que ça. Les morceaux s’enchaînent de « Red Wine » à « Dunya » mêlant groove et musique africaine rappelant les origines du chanteur (Bangui, centre Afrique).

Bibi Tanga va s’adresser plusieurs fois au public marseillais, qu’il affectionne particulièrement, en l’apostrophant : « Marseille, il faut honorer ta réputation ! », en le titillant : « Marseille, la pression ! ». Sous cette pression positive, le groupe livre un rappel bien prolongé, « On ne peut pas partir comme ça, à Marseille ».

Cerise sur le gâteau, le pluri-musicien excelle aussi dans l’art des claquettes et n’oubliera pas d’en faire la démonstration clôturant ainsi 2 heures de concert bien menées.
Dj C-Real et Monsieur Sy reprennent alors le contrôle des platines transformant la salle en funky party. Seul bémol : les DJs n’ont pu jouer qu’une heure au lieu des 2 heures initialement prévues…

Linda Mouffek

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