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Reportage : Emilie Simon à l'Espace Julien ou le wonderland d’un soir…

Retour sur le 2 décembre 2009 où la salle marseillaise accueillait Émilie Simon et Paco Volume.

Publié par Jean-Baptiste Fontana le 24/08/2009 - Mis à jour le 30/12/09 17:58

La soirée débute avec Paco Volume et ses musiciens. La musique est d’une pop assez classique mais sympathique, les mélodies se basculent d’un arrangement classique à un son plus électro, le synthé mêlé à la voix de Paco Volume est d’ailleurs l’un de leurs atouts majeurs car il leur donne une dimension assez planante et rythmique à la foi. Malgré des problèmes de sons catastrophiques par moment, Paco, sa troupe et son bagoût auront su détendre l’atmosphère. Au final, on garde un souvenir sympa de ce moment...

Plus tard, une charmante petite créature tout droit sortie d’un film de Tim Burton fait son entrée : c’est Émilie Simon, accompagnée pour cette tournée de seulement deux musiciens, un batteur et un multi-instrumentaliste (basse, contrebasse, synthé).

Le concert démarre avec « The Devil at my door », un titre de The Big Machine, son troisième album, et la chanteuse auteure compositrice nous introduit dans son univers magique.

Dans un son parfait cette-fois ci, défilent les titres de The Big Machine. La musique, complètement éclectique, à majorité électronique, s’accompagne de chœurs et de samples galactiques où Émilie Simon fait la démonstration de sa puissance lyrique, de sa voix cristalline et néanmoins étrange. Les anciens morceaux comme « Fleur de Saison » ou « Flowers » se teintent d’accords jazzy et ajoutent un peu plus d’intimisme au cosmos féerique de la soirée.

The Big Machine est le dernier album de la chanteuse composé à New York ; Émilie Simon a expliqué qu’elle retraçait dedans toutes les sensations qu’elle a pu ressentir en tant qu’expatriée dans un monde nouveau et étrange. Et de ça, on retrouve sur scène un son qui s’approche par moment de l’expérimentale avec bruits et tonalités industrielles ou alors, des mélodies, comme « Dreamland », dont les sonorités phosphorescentes rappellent la ville-machine.

L’ambiance trip-hop des deux premiers albums a été quelques peu révolutionnée par ce dernier album et il en ressort un show beaucoup moins expérimental et de plus en plus électro pop.

L’artiste a une voix exceptionnelle mais se pare déjà d’un gros bagage en tant que reine de l’électronique, où en véritable maîtresse de cérémonie, elle prend les commandes grâce à son bras « artificiel », sorte de joystick à tout harmoniser.

Une intrusion au pays des merveilles d’Émilie Simon que le public marseillais n’est pas près d’oublier…

Anysia Troin-Guis - Photos JB Fontana

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