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Izia en interview

A l'occasion de son passage à la Fiesta des Suds le vendredi 16 octobre, rencontre avec Izia...

Publié par Jean-Baptiste Fontana le 26/07/2010 - Modifié le 31/10/11 16:58
Izia en interview

A 16 ans, première partie d’Iggy Pop, à 19 ans, premier album dans les bacs, on peut dire que tu es précoce… Comment es-tu arrivée à la musique ?
La musique a été comme une évidence pour moi, j’ai commencé a composer mes premières chansons à 13ans avec les premiers accords que j’ai appris en cours de guitare et puis tout s’est enchaîné, j’ai fait 2,3 premiers morceaux et puis j’ai fait mon premier concert et d’autre concerts, d’autre concerts... On s’est fait découvrir sur scène, puis j’ai signé chez Universal et l’album est sorti. J’en suis là aujourd’hui. Donc ça été vraiment une espèce de parcours très naturel et très évident pour moi.

Etre la fille et la sœur de chanteurs connus (Jacques Higelin et Arthur H) a t il été un atout ou au contraire un frein ?
Aucun des deux, en fait je ne l’ai jamais vraiment vécu. Les gens ne m’en parlent pas trop vu que je fais de la musique assez différente. Ca n'a été vraiment ni un frein ni un atout, en fait je ne m’en suis pas rendu compte. Moi l’étiquette de « fille de », je ne la ressens pas du tout.

On reconnait dans le son du groupe une affiliation à Led Zeppelin, notamment aux grosses guitares de Jimmy Page, on te compare à Janis Joplin grâce à ta voix surpuissante et tes prestations scéniques…Mais toi (et le groupe), comment définirais-tu tes influences ? Des modèles ?
On n’a pas vraiment d’influences, ni de modèles. C’est surtout Seb le guitariste qui est Zeppelinien, qui a des riffs très très rock , très seventies. Moi avec ma voix puissante, greg le batteur a une frappe très rythmique. Le tout mélangé donne quelque chose. Seb commence à jouer de la guitare. Moi ma mélodie, elle sort quasiment instantanément, même parfois c’est assez magique. On n’a pas le temps de se dire « tiens on va faire ça comme cela ». On est tous imprégné par des choses assez différentes, donc au final il y a tous ces mélanges qui donnent un son particulier.

Comment tu écris et composes ? Quel est ton processus pour arriver à ces morceaux ?
Disons que moi, soit je compose avec Seb, soit je fais des petits refrains dans mon coin et ensuite je les montre au groupe et on met tout ça en musique tous ensemble ou soit on fait des conneries et souvent il y a des morceaux qui naissent comme ça en balance même parfois. Donc on a vraiment des manières de composer très différentes et ça donne quelque chose de très libre. C’est mortel, on arrive a se compléter tous, il y a pleins d’idées à chaque fois ce qui nous permet d’avoir pleins de choix.

Pourquoi sur l’album, n’y a-t-il que des chansons en anglais ? Un désir d’écrire des chansons en français ?
Non, pas pour l’instant, surtout si je continue à faire du rock. Quand je changerais de style peut-être que j’écrirais en français mais tant que je ferais du rock ça sera en anglais.

Comment tu te considères, aujourd’hui, en tant que jeune femme dans le monde du rock, à majorité masculine ?
Au contraire c’est hyper agréable, moi j’adore. C’est plus un atout finalement qu’un désavantage parce que je suis la seule nana au milieu de plein de mecs. Et en plus parfois je me rends compte que j’ai plus de couilles qu’eux! J’aime bien être la seule nana, c’est assez rigolo souvent. On est aux petits soins avec moi, je suis chouchoutée par mes mecs.

Beaucoup, beaucoup de dates cette année... tu commences à acquérir une certaine notoriété, comment se passe ta rencontre avec le public ?
C’est génial, les gens donnent à fond. Il y a un vrai échange qui se passe avec le public. C’est quelque chose de vraiment fort, que ce soit pendant le concert ou même après quand les gens viennent me parler. C’est fou à quel point ils sont heureux et ça me rend hyper heureuse. Ca me donne envie de faire la fête, de bouger !
C’est comme une grosse révolte positive, une grosse teuf, tout le monde sort de là avec la banane et c’est souvent les retours que j’ai, donc c’est mortel.

Tu passes à la fiesta des Suds le 16 septembre à Marseille, tu aurais quelque chose à dire avant ce concert ?
Je suis hyper contente de jouer dans le sud car on n’y joue pas beaucoup. Et Marseille on n’y a joué qu’une seule fois donc je suis hyper contente d'y venir. C’est souvent un public hyper à fond, hyper libéré. Je pense qu’on risque de bien se marrer.

Propos recueillis par Anysia Troin-Guis et Pauline Volton
photos : Julien_Mignot