Des nichoirs installés sur les cathédrales pour devenir des refuges de biodiversité

Publié par Jean-Baptiste Fontana le 17/12/2025

Sept cathédrales de la région Provence Alpes Côte d'Azur s'équipent de nichoirs pour les oiseaux et chiroptères.

« Et si le patrimoine devenait refuge de biodiversité ? » espère Jérémie Choukroun, coordinateur du projet à la Direction Régionale des Affaires culturelles en PACA. « On assiste à un déclin de biodiversité, avec une baisse de 30% des martinets en ville par exemple. Face à ça, il y a 2300 monuments historiques en région PACA qui pourraient devenir des refuges pour la biodiversité »

Des faucons et pipistrelles bientôt logés au sommet de la Major

Ce projet, c’est d’installer des nichoirs sur les points hauts des édifices religieux afin de permettre à des espèces menacées d’y trouver refuge.

En lien avec la Ligue de Protection des Oiseaux, l’Etat via la DRAC a identifié que les cathédrales, avec leurs hautes tours et flèches inaccessibles sont parfaitement adaptés pour permettre à des animaux sauvages de s’y installer.

Des nichoirs sont déjà installés à Digne, cela sera bientôt le cas à Fréjus, Nice et Gap. Mais aujourd’hui, c’est sur la cathédrale de la Major à Marseille que sont installés plusieurs nichoirs. Dix d’entre eux sont destinés aux chauves-souris et un, plus grand, devra servir de nid pour des faucons crécerelle. Certains d’entre eux nichent déjà dans la façade de la cathédrale Notre-Dame de Paris et à Marseille, on en a déjà observé à proximité de la Major.

Le nichoir hissé au sommet de la tour

Des cordistes ont donc escaladé tout en haut de la tour, à 40 mètre de haut pour y déposer ce nichoir en bois dans un endroit invisible du public. L’opération est relativement délicate car il n’existe pas d’accès direct à cet espace, il a donc fallu grimper par la façade.

Gabians et pigeons dejà très fidèles à l'église

Des pigeons apprécient la hauteur de la coupole de la cathédrale

Aujourd’hui, la principale biodiversité présente sur les toits de la cathédrale de la Major, ce sont des pigeons et des gabians. L’idée n’est pas de les faire fuir. « Nous devons apprendre à cohabiter, à trouver une nouvelle réflexion entre patrimoine des hommes et patrimoine naturel » explique Jérémie Choukroun, même si, Stéphane Adloff, l’intendant de la cathédrale reconnaît que les fientes acides de ces oiseaux posent parfois problème en dégradant l’édifice.

Au-delà des oiseaux et des chauves-souris, le patrimoine historique peut-être un lieu de biodiversité pour de nombreuses espèces. Certaines martres apprécient les combles. La Chouette effraie a été renommée effraie des clochers et ce n’est pas un hasard. Elle apprécie les nombreuses petites églises de village, où elle trouve un refuge calme malgré la présence des cloches.

Plus généralement, de nombreux petits animaux apprécient les vieilles pierres : On se souvient des difficultés rencontrées lors de la rénovation du Château d’If à cause de la présence du phyllodactyle d’Europe, un petit gecko protégé qui colonisait ses remparts.

A Marseille, un suivi sera réalisé pour vérifier que ces nouveaux fidèles se convertissent bien aux lieux.

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