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Avec Bensé, la chanson française prend des teintes blues et folk, des teintes que l’on ne lui que connaît trop peu. Son premier album, appelé judicieusement « Album »...pourquoi se compliquer la vie…révèle douze titres admirablement bien travaillés, douze titres épurés, sans facétie aucune, enregistrés « comme en live », laissant place à une voix éraillée et une plume efficace.
Cet album, à l’instar de Gabriel Garcia Marquez et ses Cent Ans de Solitude retrace l’itinéraire amoureux d’un jeune homme entre 20 et 30 ans, le tout ponctué de portraits finement dressés, évoquant diverses ambiances. Tantôt, les riffs d’harmonica nous mènent sur les routes chaudes du Minnesota, tantôt des sons très bluesy nous projettent autour d’un feu sur les rives du Mississippi.
Ces tranches de vie intimistes prennent réellement toute leur dimension grâce aux tons très « folk-song » américaine, pimentés de mots savamment choisis…un univers très authentique se crée alors autour de Bensé, à la fois country et mélancolique.
On notera aussi des duos très réussis avec Tété sur « Dans Ma Soucoupe » et avec Rose sur « Petite », ainsi que la piste « cachée », cette fois chantée en anglais, très entraînante.

Originaire de Nice, le jeune artiste a rapidement écumé les bars de sa ville puis les salles de concerts parisiennes en formation homme-orchestre, seul en scène, ou en compagnie de ses troubadours. La scène étant sa réelle raison de faire de la musique. Nourrit d’une très lourde culture musicale, entre rock, folk et chanson française, il entonne sur scène ses propres chansons en passant par Brel ou Neil Young, donnant au personnage ce petit grain de folie qui manquait peut-être à cet album.

Agathe Olivier

Bensé, l'interview

Votre premier album s’appelle « album », c’est original !
L’album s’appelle "Album", parce que je voulais l’Album de famille. Il y avait beaucoup de portraits de famille dedans, et qui racontait une histoire. Après, j’ai enlevé « de famille » parce que je trouvais que cela faisait un peu long, et donc je n’ai gardé qu’album.

Comment s’est fait le choix des 12 chansons, alors que vous en avez déjà écrit plus d’une centaine ?
J’ai choisi les 12 chansons présentes sur cet album sur une centaine de chansons que j’avais écrites. Déjà, il y a en avait beaucoup qui ne me correspondaient plus, parce que j’en écris depuis déjà plus de dix ans. Et puis pour les autres, dans un soucis de cohérence entre les chansons.
Le choix s’est fait naturellement, un fois que j’ai eu l’idée de faire cet album là, de raconter cette histoire, d’un jeune, depuis son enfance jusqu’à ses 30 ans. Le choix s’est tout de suite imposé de lui-même.

Vous continuez à écrire, vous réfléchissez déjà à un deuxième album ?
En ce moment, je me concentre vraiment sur la défense de l’album en concert. Il y a une tournée qui a commencée il y a un mois à peu près. Cela se passe très bien sur scène, on s’éclate! En tout cas, en live, je joue aussi des inédits, des chansons que je n’ai pas pu mettre sur l’album par un soucis de cohérence, mais par contre qui marchent bien en live. Et puis, je vais en rajouter encore d’autres que j’ai écrites récemment. Pas mal de chanson en anglais notamment.

Vous arrivez à trouver du temps malgré la tournée ?
Oui, j’écris régulièrement. Cela fait du bien de sortir un peu de chez soi pour écrire.


Ecrire pour les autres, cela vous tente ?
Je suis habitué à écrire pour les autres. J’ai envie surtout de faire un peu le choix des personnes avec qui j’ai envie de collaborer. Je vais voir, on va y réfléchir avec mon éditeur.

Comment se passe la collaboration avec votre petit frère Jil, qui vous accompagne sur scène à la basse et souvent dans vos premières parties ?
Très bien! Mon frère et moi, nous avons commencé la musique ensemble. C’est super de se retrouver sur scène et de faire la tournée. C’est un peu la colo’, c’est génial!


La scène est quelque chose de très fort pour vous. On aurait même l’impression que la scène c’est plus important que l’album ?

Non, l’album n’est pas secondaire. Il a vraiment une grande importance, surtout dans la manière dont on l’a produit. Il m’a vraiment permis de me présenter, ma famille de musiciens, mes influences. Donc l’album a vraiment beaucoup d’importance. On a récupéré pas mal d’orchestrations que l’on a conçu spécialement pour l’album. Ce sont deux choses complètement différentes, un album cela ne s’écoute pas comme un concert, et donc les deux démarches sont vraiment très intéressantes.
Et donc forcément, sur scène, j’ai commencé il y a dix ans dans les bars : c’est l’endroit où je me sens le mieux au monde !

Finalement, ces années dans les bars, vous en gardez un bon souvenir, un passage dont vous êtes fier ?
Oui, j’en suis fier! Et c’est surtout la meilleure école qui existe. Que ce soit les bars ou la manche. C’est toutes ces pérégrinations un peu partout en France que j’ai faites dans les rues … en tendant le chapeau !
Cela a vraiment été très enrichissant. Beaucoup plus que n’importe quel cours de chant ou de guitare.

Maintenant, vous remplissez les salles, le public répond présent. Votre vie a changé ?
C’est yatching et prostitution, comme Sébastien Tellier!
Non! Mes chevilles vont bien… Même si je me m’en suis foulée une hier soir! On ne peut pas encore parler de succès immense. On fait des concerts dans des salles de 200, 300 personnes. Mais on avance vraiment peu à peu.

Vous avez précisé dans votre bio qu’au début vous chantiez pour plaire aux filles. Vous revendiquez toujours ce coté « Chanteur à minettes » ?
J’en était au stade d’ado désespéré et timide !
« Chanteur à minettes », maintenant ? Tant mieux, je ne vais pas me plaindre non plus ! Le public est âgé de 15 à 45 ans. Et puis, ça me fait chaud au cœur, vraiment plaisir de retrouver un public qui me suit sur les concerts, d’aller à la rencontre d’un groupe de personnes.

Propos reccueillis par Jean-Baptiste Fontana
Photos : Yann Orhan - Claude Gassian -
Agathe Olivier ( live au Mas des Escaravatiers )

 

Au grand jamais, le clip

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Publié le 01/01/70