Connexion Requise
Connexion
rester connecté mot de passe oublié
Inscription
    • Messagerie
      Connectez-vous pour afficher vos messages.
    • Dernères pages consultées
    • Mes amis
Mon actu
Connectez-vous pour afficher vos événements et lieux favoris ainsi que vos messages.

AaRON est un duo pop mélancolique, né de la rencontre de Simon Buret chant/auteur/compositeur) et d'Olivier Coursier (compositeur/arrangeur).

Ils se font connaître du grand public en 2006 grâce à la bande originale du film, Je vais bien, Ne t'en fais pas, de Philippe Lioret. Le titre U-Turn (Lili) s'est classé dans le Top 40 des meilleures ventes de singles en France. Dans un univers artistique original, Aaron sort son 1er album intitulé Artificial Animals Riding On Neverland (AaRON en abrégé) en janvier 2007.
Le 4 octobre 2010 The Birds in the Storm marque le retour de AaRON.

Samedi 17 mars 2007, Frequence-sud rencontrait à Istres AaRON à l'occasion de leur 3ème scène Retour sur cette rencontre avec Simon et Olivier qui bouillonnants et impatients, s’apprêtaient à monter sur scène.

Il y a quelques mois, le public découvrait « U Turn (Lili) » sur la BO du film « Je vais bien ne t’en fais pas » de Philippe Lioret. Aujourd’hui, le single connaît un véritable succès et l’album vient de sortir. Mais finalement, on vous connaît encore peu… Qui se cache derrière AaRON?

Simon - Deux p’tits mecs qui essayent d’être heureux et libres… et voilà ! Justement, on reste un peu en retrait parce qu’on veut mettre la musique en avant… C’est rigolo la façon dont maintenant dans la musique, dans le cinéma, et dans l’art en général, on met les gens en avant beaucoup plus que leur travail. Je trouve ça un peu dommage. Pour nous, l’intérêt c’est que notre musique plaise, c’est ça qui est beau, c’est juste l’univers qu’on a essayé de créer. Nous, qui on est, c’est pas si intéressant que ça finalement… Tout ce qu’on fait, c’est essayer d’être libre.

Un petit mot à propos de votre collaboration quand même ? Simon, vous étiez comédien, et Olivier, musicien… Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Olivier – En fait, on avait une copine en commun (ndlr : c’est elle qui a photographié la pochette de l’album et réalisé le clip). Moi je faisais de la musique avec elle, et Simon l’aidait souvent pour des textes en anglais parce qu’elle chante en anglais aussi. Il est venu dans mon studio par curiosité, et c’est là qu’on a commencé à se connaître. Un jour, ma copine lui a tendu un petit piège, en lui disant : « J’arrive pas à faire une certaine mélodie, essaye toi pour voir si marche ». Et puis…

Simon – Ils savaient très bien ce qu’ils faisaient (Rires). Elle m’avait déjà entendu chanter, on avait déjà déliré ensemble, mais moi, jamais j’aurai pensé que je savais chanter… Et voilà !(sourire)

Olivier – Donc bien sûr, on s’en était pas parlé, mais on avait tous les deux envie de faire un projet qui démarre vraiment de zéro, et moi j’ai vraiment halluciné sur sa voix, donc on s’est dit qu’on allait essayer de faire un morceau, juste pour voir ce que ça donne… et ça a donné « Endless Song »… On était un peu comme deux gamins, le fait d’avoir fait un morceau de A jusqu’à Z. Encore, moi j’avais un peu plus l’habitude, mais lui, d’avoir sa voix enregistrée…

Simon – Moi je trouvais ça très bizarre d’avoir ma voix enregistrée sur un truc (Rires)

Olivier – Après on a tout fait assez rapidement parce qu’il fallait que ça sorte.

Simon – Ouais, je pense qu’à ce moment-là on avait tous les deux un truc dans le bide qu’on devait poser sur la table, et c’est vrai que ça a été assez vite, on faisait des morceaux en une journée, ou une nuit… enfin, ça allait vraiment vite, et moi je me rappelle, j’avais très peur que l’inspiration s’arrête… J’étais un peu spectateur du truc… Tu sais, j’étais dans l’action, et je me disais « voilà on a fait un morceau, puis 2, puis 3… » et je me disais qu’on y arriverait plus jamais… C’est un peu flippant quand t’es dans l’énergie du travail comme ça…

Olivier – Oui, et puis musicalement, c’est quand même assez rare de trouver LA personne avec laquelle ça le fait tout de suite, et là, y a quelque chose de très complémentaire chez nous, au-delà du fait d’avoir beaucoup de choses à dire, on se comprenait sans même parler dès fois…

Simon, moqueur – Ouais, on se regardait au fond des yeux… (Eclats de rires)

Vous êtes des âmes sœurs artistiques finalement ?

Simon – Je sais pas, mais en tout cas, on est vraiment sur la même longueur d’onde. C’est très rare qu’on soit pas d’accord. Y a pas un morceau sur l’album où y en a un qui soit frustré, par exemple.

Olivier – Ouais, et ce qui est assez rare aussi, c’est qu’on a réussi à traduire musicalement dans l’album ce qu’on avait vraiment dans la tête…

Et sur scène ?

Simon – On a essayé de pas faire un album plaqué sur scène, on voulait que ça reste vivant, en réorchestrant les morceaux (ndlr : présence d’une violoncelliste sur scène) pour que ça ressorte un peu autrement.

Simon, si vous aviez le choix entre la musique et le cinéma…

Simon – Ah, non, c’est super dur comme question ! En fait, quand j’étais en tournage, ça me manquait de pas aller voir Olivier, j’écrivais beaucoup pour compenser, et là c’est pareil, le cinéma me manque énormément. C’est vraiment un équilibre en moi. Y a des choses qu’on trouve dans le cinéma pendant le jeu que je trouverai jamais sur scène, et inversement. C’est deux métiers assez complémentaires, et puis je suis quand même assez fou de cinéma, et là je découvre tout ça, et ça me rend dingue aussi… Tout le monde m’a dit : « Tu verras, c’est les plus belles émotions qu’on peut avoir », je ne croyais pas avoir ce désir de foule… et puis c’est vrai qu’on se laisse avoir par le truc (Rires) On a eu un tel accueil, et de savoir que les dates sont complètes sur la tournée… enfin, ça fait très étrange !

Justement, comment vous la vivez cette notoriété soudaine ?

Simon – Il faut garder en tête que ça va très vite, mais que ça redescend aussi très vite. Moi je suis très méfiant, c’est dangereux les trucs qui montent en flèche. Je suis content que les gens aient reçus le message, mais il faut pas s’enflammer, ça reste de la musique, c’est pas plus important que ça ! Pour les gens qui l’écoutent, ça peut aider, comme moi j’ai été aidé par des gens en musique, dans ma vie personnelle… après pour nous c’est vital, mais je sais que les gens, quand ils rentrent chez eux, c’est fini… enfin c’est pas plus important que ça. Il faut juste réussir à ouvrir quelques portes dans le cœur des gens, et pas trop se prendre au sérieux non plus. Quand on est dans la musique oui, mais une fois que c’est fini, c’est fini. On est Olivier et Simon, quoi ! (Rires) C’est tout. On doit quand même acheter du dentifrice, d’ailleurs j’ai perdu ma brosse à dents ! Enfin, c’est pas plus dangereux que ça.

Quelles sont vos influences musicales ?

Simon – En fait, on s’est jamais dit qu’on voulait faire un album pop ou rock ou electro. On a pas une couleur définie. Après, on écoute tous les deux énormément de choses différentes. Ca va de Janis Joplin à The Game, en passant par Mobb Deep, un groupe de hip hop juste énorme… On se fait souvent découvrir des choses comme ça. Moi, j’adore Billie Holiday, Nina Simone, Jeff Buckley, Anthony and The Johnsons…. Des choses comme ça, ça me parle vraiment, ça me bouffe la tête. Olivier par contre, il est très fort pour trouver des trucs pointus pas connus…

Olivier – Ouais, et Simon me fait plutôt découvrir des trucs à l’ancienne, des bases. Vaut mieux pas passer à coté !

Simon – J’aime beaucoup les vieux trucs. Et j’écoute pas mal de raï et de jazz manouche aussi.

À propos de vos textes, ils sont autobiographiques et dépeignent un univers assez mélancolique. Simon, vous écrivez les textes, est-ce que c’est une sorte de thérapie ?

Simon – Je sais pas si c’est une thérapie, mais en tout cas je sais que j’ai une rage sur pas mal de choses, dans la vie en général, et le fait de l’avoir couchée sur papier à certains moments, ça en fait mes réalités fantasmées. Je dis ça parce que, oui, c’est autobiographique, c’est des réalités. Mais après, si on passe tous les trois la même soirée, on en aura une vision différente. Nos réalités sont différentes, mais bien réelles. Donc, oui, c’est mes réalités cet album, c’est tout ce qui se passe dans la tête d’un mec de 20-25 ans. Ca m’a fait du bien sur le moment, je crois. Ca fait du bien de crier aussi… Pas forcément un cri coloré de douleur, de bonheur ou de détresse, c’est juste un cri de base. Par exemple, ça fait combien de temps que vous avez pas crié, vous ? C’est très rare d’être autorisé à hurler, juste pour le plaisir que le son sorte, et ça c’est peut-être une thérapie naturelle.

Et que le public reprenne ce cri en cœur avec vous, ça doit être quelque chose…

Simon – Mais ça, ça me fait des trucs… Wouah !! On est tous pareils, moi j’hallucine à chaque fois. Et ça fait peur aussi… A la base je suis un peu timide, en plus, la foule, ça peut être terrorisant aussi. Rien que d’en parler ça me met dans un état ! Je pense que tout le monde devrait avoir sa minute de hurlement autorisé par jour (sourires), il devrait y avoir ça dans les horaires de bureau : une salle de pause, une salle de cri ! Rires.

C’est un peu cet esprit là qu’on retrouve dans l’acronyme AaRON. Pourquoi ce nom ?

Simon – Avec ce nom, Artificial Animal Riding On Neverland, littéralement “animal artificiel qui chevauche un pays imaginaire”, on a voulu dire que les gens brûlent un peu leur rêve. Ils perdent cette capacité d’imaginaire, de croire en des choses, et c’est tellement important. C’est la vie qui nous fait ça, le travail, les buildings, les impôts, le goudron, le quotidien qui fait qu’on fait pas attention aux réalités parallèles, aux à-cotés du quotidien… et pourtant on a tous cette force en nous, cette dose d’imaginaire qu’on a eu dans l’enfance, et un jour on nous dit « ça y est, t’y as plus droit, faut que tu payes tes taxes, tes machins, la vie c’est comme ça, pas autrement, faut que tu te maries ou je sais pas quoi », mais merde, y a pas que ça ! L’imaginaire c’est la chose la plus précieuse que possède chaque être humain, et c’est très important de le nourrir… Et pour moi c’est ça, on est que des animaux artificiels qui chevauchent un pays imaginaire. N’oubliez pas la force que chacun a en soi, même si on la voit pas !

Le Tunnel d'Or, le clip


AaRON, en vrai, ça donne quoi ?

C’est un fait, le public aime AaRON, et il le lui rend bien ! Sur scène, le groupe donne encore et encore, jusqu’à l’épuisement. En live, le public redécouvre chaque morceau de l’album, et partage toutes ses émotions…

Dès l’ouverture du concert, le ton est donné avec le sublime « Le Tunnel d’Or ». Quand Simon chante ses « plus belles cicatrices », c’est la salle toute entière qui cesse de respirer, comme suspendue à ses lèvres. Simon finit quand même par la rassurer avec un « Ca va mieux maintenant ». Ouf !
Le show continue et dévoile une autre facette du groupe : AaRON, ce n’est pas que de la mélancolie comme on le lit partout. C’est aussi des moments dansants qui succèdent aux séquences émotions, avec des chansons comme « Blow » ou « Endless Song ». Simon le premier bouge son corps frénétiquement, et les filles en redemandent ! « Il est trop beau », « Je suis amoureuse »… Oui, mesdemoiselles, on lui dira !
Et quand sonnent les premières notes de « U Turn (Lili) », c’est une foule en liesse qui s’agite devant AaRON. Reprise en cœur par le public, Simon en verse même quelques larmes… de bonheur, bien sûr !
Autres temps forts du concert, les surprises, avec des reprises de Billie Holiday, Björk et Léonard Cohen. Généreux, le duo offre aussi 2 rappels à un public forcément conquis, et clôt son live en beauté et tout en intimité, avec « Mister K » (guitare/voix).

AaROn, c’est du talent brut, un tout jeune groupe dont a pas fini d’entendre parler… Notre grand coup de cœur !

> www.aaronwebsite.com

Reportage : Sonia Mestre - 17 mars 2007

 

Connectez-vous pour voir vos amis qui sont fans.
commenter
Mon commentaire
Pseudo
Ville
Email
(non diffusé)
Anti-spam merci de recopier ces caractères
Publié le 01/01/70