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Son nom en a surpris plus d’un. Rien à voir, cependant, avec l’animal ou avec l’expression des musicos « faire un bœuf ». Il ne s’agit pas d’un pseudo mais bel et bien de son vrai nom.

Fabien Bœuf a déjà fait son petit bout de chemin. Inspiré par les grands noms de la chanson française (Renaud, Mano Solo, Noir Désir,etc.), c’est à 14 ans que le déclic lui vient. En 1999, avec la création du groupe de rock POC, il fera les premières parties de Dolly ou encore de No One is Innocent.

A l’occasion de ses 30 ans, il décide de mettre en musique les textes accumulés dans son cahier et sort un premier 5 titres en solo. Vous l’avez peut être croisé aux Francofolies, ou sur la scène découverte du Printemps de Bourges. Deux ans plus tard, il revient sur scène avec son premier album et toujours la même ambition.

Bœuf, c’est avant tout des textes posés sur une musique simple mais efficace. Une mélodie qui vous prend et vous reste dans la tête. Inspiré des moments de sa vie et de ses rencontres, on sent que ce compositeur s’amuse avec les mots.

http://www.fabienboeuf.com/

Fabien Boeuf - Nue et claire

 

Rencontre

Tu as écrit les 13 chansons de ton album. Où as-tu trouvé l’inspiration ?
C’est un truc que je voulais intimiste. Pour trancher avec mon expérience de groupe, je voulais que les sujets soient vraiment perso. C’est donc du vécu ou du très proche vécu.

Parles-nous de la chanson « L’amour Cadenas » ?
Pour cette chanson, je n’ai utilisé que les instruments que l'on m’avait offerts. J’avais besoin d’une boîte à rythme et je me suis dit « ha oui, j’ai ce synthé ! »
C’est un vieux synthé que j’ai eu pour mes 14 ans.
J’ai appuyé sur play et j’ai enregistré. Ensuite j’ai
rajouté d’autres instruments : ma première guitare et 2 harmonicas.
Et j’ai enregistré comme ça, hyper simplement, au fur et à mesure…

Pourquoi avoir choisi la musique ?
C’est le truc qui me fait le plus vibrer et qui m’apporte le plus d’émotion. Quand je regarde les films, c’est souvent la musique qui me touche en premier. J’aime bien les histoires aussi. C’est pour ça que je fais des chansons qui racontent quelque chose. Faire du blues, du jazz ou de l’électro, c’est pas mon truc pour l’instant. J’ai grandit avec Brassens, Brel, Ferrat. Plus tard, j’ai découvert le rock. D’abord avec Les Beatles, ensuite Téléphone, un style un peu plus hargneux, Noir Désir et des groupes moins connus qui « envoient » un peu plus. Pour l’instant j’en suis à l’heure de la chanson pour raconter des choses mais peut être que dans 2 albums (parce que j’espère bien continuer) ça changera et je ferai sûrement de l’électro. Quand je vais voir un groupe comme Mass Hysteria en concert, je me dis : « c’est génial ! Faut que je
le fasse !
». Faire danser les gens, je trouve ça super intéressant.

Est-ce que tu t’es déjà imaginé faire autre chose ?
Parfois je m’imagine en train de faire du ramonage. En fait, c’est mon métier (rires). C’est avec ça que je gagne ma vie. Je suis saisonnier et je fais ça depuis tout jeune. J’ai une clientèle, une petite voiture, des petits hérissons de ramonage et puis, quand j’ai un concert, je dis au client « non, je peux pas venir chez vous ». C’est un changement d’univers. Mes clients ne savent même pas que je chante. L’endroit où j’habite est très rural. Si je commence à leur dire que demain je suis à Istres et qu’après-demain je suis à Paris…

Ça ne t’a pas inspiré une chanson ?
Non, non… Y’a pas matière. C’est pas du tout poétique ou artistique.

Qu’est ce que tu ressens avant de monter sur scène ?
Mal au ventre. Comme à un oral de BAC. C’est le seul truc désagréable. C’est dommage, ça gâche le moment donc il faut que ça parte le plus vite possible. J’ai de la chance parce que maintenant ça arrive à partir sur le premier morceau. Après, sur scène il y a toujours un peu de stress. Parfois je fais n’importe quoi mais c’est pas grave, il faut que je fasse ce qui m’amuse. Si je savais faire trop bien, ce serait ennuyeux.

Comment te vois-tu dans l’avenir ?
On n’est pas très connu mais déjà, pour arriver là, il faut beaucoup de temps et d’énergie. Surtout quand on est indépendant comme nous. L’avantage c’est que nous faisons nos propres choix et qu’on les assume. Si y’a des boulettes c’est de notre faute mais si y’a des bonnes choses, c’est vraiment grâce à nous. C’est fatiguant mais constructif. Dans l’idéal, j’aimerais réussir à réaliser la même démarche que celle des Ogres de Barback, elle fait rêver plus d’un artiste parce qu’ils ont réussi à conquérir un public tout en étant autonomes. Ils boudent les médias et, du coup, les médias les boudent. Il n’y a que les gens un peu curieux de musique qui les connaissent. Mais ils arrivent à exister.

Pauline Volton / Karine Marth
Interview réalisée lors du concert à Usine, jeudi 4 octobre 2007.

 

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Publié le 01/01/70