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Abd Al Malik

Quatre albums ('Le Face-à-face des cœurs', 'Gibraltar', Dante et Château Rouge), un livre ('Qu'Allah bénisse la France') et deux Victoires de la musique, Abd Al Malik est décidément bien plus que qu'un rappeur, c'est un artiste complet.

Révélé au grand public avec Gibraltar, Abd Al Malik poursuit son chemin avec Dante en 2008. Son objectif ? Sortir le rap de sa réserve.
Le rap chez Abd Al Malik est bien loin de ses confrères. Aucune haine, aucun coup de gueule mais de la spiritualité. On retrouve dans ce troisième opus des références à Gilles Deleuze, Césaire, Claude Nougaro... Il faut dire que l'artiste a su bien s'entourer : Gérard Jouannest, compositeur et pianiste de Jacques Brel, Alain Goraguer, arrangeur pour notamment Gainsbourg. Un trio de choc auquel s'ajoute la participation de Juliette Greco pour Roméo et Juliette, premier titre de l'album. Abd Al Malik ne s'arrête pas là et écrit avec Wallen, raconte moi Madagh. Leurs voix se mêlent et l'émotion en est deux fois plus forte. Poésie, rap, slam, jazz et chanson, la musique d'Abd Al Malik ne ressemble à aucune autre, un nouveau genre est né !

Voilà l'artiste de retour avec Château Rouge en novembre 2010. Rumba congolaise,rock indé, électro pop, jeune poésie française, world music... Abd Al Malik prend un nouveau tournant !
On le surprend même à ... chanter !

> www.abdalmalik.fr

A l'occasion de la sortie de Dante, l'équipe de frequence-sud avait rencontré Abd Al Malik. Découvrez l'interview.

Pour votre dernier album Dante, vous vous êtes entouré de pointures comme Gérard Jouannest, Alain Goraguer. Comment se sont passées ces collaborations ?
Ces collaborations se sont passées naturellement. Avec Gérad Jouannest on avait travaillé ensemble sur Gibraltar et on a eu envie d'une certaine manière de creuser le sillon. C'est-à-dire que là, il a composé 6 titres, donc la moitié de l'album. Je réfléchissais avec qui on pouvait travailler pour les arrangements et j'ai pensé à Alain Corraguer que j'ai rencontré. Je connaissais son travail et lui connaissait le mien, j'étais vraiment honoré. Il a accepté, j'ai appelé Gérard Jouannest, pour lui dire qu'on allait travailler avec Alain Gouraguer et lui me dis « tu sais c'est incroyable, la première personne dans le métier qui m'a donné du travail à 50 ans, c'est Alain Gouraguer ».
C'était incroyable en fait. Tout c'est fait très naturellement et j'étais extrêmement honoré. Mon idée c'est de préserver une sorte de patrimoine tout en conservant une sorte de modernité.

 

Vous avez enregistré Roméo et Juliette avec Juliette Gréco. Pourquoi avoir choisi cette artiste plutôt qu'une autre ?
Pour moi, Juliette Gréco, c'est un vrai modèle artistique. On a tous envie d'être quelque part Jacques Brel ou Juliette Gréco. Et c'est vrai que Gréco avec cette démarche est dans la subversion mais aussi dans la longévité, dans le sens où elle est toujours d'actualité. Qu'elle ait tout de suite acceptée, pour moi c'est un grand honneur. Elle m'a proposé dans la foulée d'écrire pour elle. Mais le fait d'avoir Juliette Gréco sur son disque c'est juste incroyable !

Vous avez intitulé votre album Dante. C'est une oeuvre lourde de signification. Est-ce en rapport avec votre parcours personnel ?
Ya de ça, mais peut-être notre parcours à tous finalement. J'ai le sentiment que tous, pour connaître son propre paradis, on doit connaître son propre enfer. Mais il y a aussi l'idée de rapport à la culture populaire. Que Dante qui a écrit son oeuvre principal La Divine Comédie en Toscane, à l'époque où tout le monde écrivait en Latin, donne un message fort finalement. Il dit que la poésie, la chose spirituelle, n'est pas réservée à une élite mais que c'est pour tout le monde. D'une certaine manière, il a participé à une forme de démocratisation du savoir. Moi en tout humilité, mon idée c'est de dire que le rap, la littérature, la philosophie, la poésie... ce n'est pas réservé à une élite, à une tribu, mais c'est pour tous.

C'est le message que vous vouliez faire passer dans cet album ?
En autre bien sûr, il y a ce message. C'est idée de transcender, de dépasser de se battre contre toute vision communautaire, de pas s'arrêter à des espèces d'étiquettes et de comprendre que ce que l'on considère comme complexe n'est pas si complexe que ça. C'est juste que c'est la vie. Et donc de pas être réducteur, de ne pas limiter les gens à des catégories ou a des cases. C'est ça qui m'intéresse : être une sorte de casseur de ghettos mais tous les genres de ghettos.

Dante a reçu la victoire de la musique dans la catégorie meilleur album de musiques urbaines de l'année, qu'avez-vous ressenti à ce moment là ?
On est toujours honoré quand on reconnaît notre travail, mais là où ça me touche plus, c'est par rapport à ma musique, ma culture, rapport au lieu d'où je viens etc..
A savoir la culture hip hop, montrer que le rap ce n'est pas quelque chose d'uniforme c'est la musique du 21ème siècle. Ca peut embrasser tout les genres et rendre le tout singulier. De donner de l'espoir à tous ces gamins qui écrivent dans les quartiers leurs mal-être, leur dire qu'ils peuvent être entendus et voilà.
C'est plus ce sens là que cette récompense me touche.

Pouvez-vous nous parler de votre chanson le Marseillais ?
Le Marseillais c'est une histoire vraie, j'ai voulu rendre hommage à une personne de mon quartier qui venait du sud et qui est morte par la suite. Mais en même temps je voulais rendre hommage à tous ceux qui peuventsouffrir du déracinement et comprendre aussi qu'importe l'endroit d'où l'on vient on est tous les mêmes. Avec juste l'envie de s'épanouir en tant qu'être. Et Marseille, il y a beaucoup de personnes de mon entourage qui viennent de cette ville et qui m'ont aidé à connaître et aimer cette ville, moi qui suis un garçon du nord-est de la France. C'est un morceau qui en terme d'émotion est très particulier pour moi.

 

Que voudriez-vous dire au Marseillais ?
Marseille, j'ai le sentiment que c'est une ville qui est en avance par rapport au reste de la France. Par rapport au cosmopolitisme, au dialogue et à pleins de choses. C'est une ville que j'apprécie énormément et je me dis que si toute la France avait la mentalité marseillaise, peut-être que ça serait différent.

Abd Al Malik sur scène ça donne quoi ?
Je dis toujours que le disque n'est qu'un prétexte pour aller sur scène. Si on veut vraiment savoir ce que je fais, ce que j'aime, « de quel bois je me chauffe », et bien c'est au concert qu'il faut venir, car c'est là où il se passe les vraies choses, il y a un véritable échange avec les gens. Et pour moi c'est la finalité absolue, monter sur scène, tout donner et partager.
Venir me voir sur scène, c'est je dirais un voyage mouvementé garanti en terme d'émotion en tout cas.

Album Dante
> http://www.abdalmalik.fr


Abd Al Malik - C'est du lourd
 

Propos recueillis par Pauline V.
Photos : DR /BFC

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Publié le 01/01/70