Connexion Requise
Connexion
rester connecté mot de passe oublié
Inscription
    • Messagerie
      Connectez-vous pour afficher vos messages.
    • Dernères pages consultées
    • Mes amis
Mon actu
Connectez-vous pour afficher vos événements et lieux favoris ainsi que vos messages.

Entre rock et grattes claires,  Da Silva est révélé en 2005 par son album Décembre en Eté.
Après avoir longtemps oscillé entre plusieurs styles, c'est avec un univers acoustique et intimiste qu'il a su nous séduire. En 2007 il propose  De beaux jours à venir et il continue dans sa lancée en septembre 2009 avec son troisième et dernier album à ce jour, La tendresse des fous.

C'est en concert qu'il laisse exploser son caractère dynamique et explosif. Rencontre l'artiste.

Pour débuter, vous pourriez nous expliquer un peu le titre de votre dernier album, « la tendresse des fous » ?
J'ai appelé mon album "la tendresse des fous" car je trouvais que c'était un titre qui pouvait traverser toutes les chansons. C'est cette folie que l'on a parfois de pouvoir lâcher prise et pouvoir livrer une partie de soi en dehors de soi.

On note dans ce dernier album l'omniprésence du thème du voyage, que représente-t-il pour vous ?
C'est une métaphore que j'utilise beaucoup pour parler de la vie en général. La route possède des virages qu'il y a à négocier, des plaines à traverser, des montées, des descentes. C'est quelque chose d'inspirant la route, quelque chose de tellement vaste qu'on peut écrire longuement sur le sujet.

Quelle est l'importance pour vous de la route justement, de la tournée ?
Pour moi la tournée a toujours été importante. C'est quelque chose d'essentiel, je passe le plus clair de mon temps sur la route. Ca m'éclate car mes disques sont assez intimistes, sur scène c'est beaucoup plus explosif. Il y a une vraie relation avec le public. J'adore faire des concerts et il n'y a pas d'autres choix que de prendre la route pour en faire.

Vous continuez à écrire en tournée ?
C'est surtout en tournée que j'écris. Je note des petites phrases dans des carnets, un peu partout, parfois même je ne les retrouve plus. Ca finit par être des chansons.

C'est le fait de la tournée qui vous inspire ?
En fait c'est la vie en général qui m'inspire. C'est ce qu'on vit, on ne se rend pas compte des émotions parfois qu'on peut ressentir car on est dans l'action, dans le présent. C'est très dur d'analyser ce qu'il se passe. Au bout d'un moment les choses font écho en nous et remontent à la surface et je me sers d'une partie de ces choses pour écrire.

Le couple, l'amour ce sont des sujets que vous affectionnez, est-ce une façon de parler de vous ?
Non je parle surtout de questions, de choses que tout le monde vit. C'est toucher une partie de vérité, un truc qui existe chez tout le monde. Je n'essaie pas de centrer les choses sur moi, je parle de tout de l'être humain des sentiments comment on le négocie.

Côté musique, vous écrivez vos propre mélodie, comment ça se passe ?
Parfois,j'écris un texte,une ligne qui va donner une chanson qui va rester sans musique. D'autres  fois, je trouve d'abord la musique et je vais chercher un texte que j'ai déjà écrit. Ou alors, il va y avoir une phrase comme ça qui arrive sur cette musique et va se développer en chanson. En fait il n'y a pas de règles, c'est un peu anarchique.

Pour vos deux premiers albums, vous avez enregistré chez vous, pourquoi avoir opté pour l'enregistrement studio pour ce dernier ?
Les deux premiers albums étaient enregistrés chez moi, c'est important de changer le décor, le cadre et ça permet aussi de réaliser un fantasme. Je ne peux pas faire venir des violons, des cuivres, un clavecin, il y a des tas de trucs qu'on ne fait pas chez soi . J'avais envie d'ouvrir un maximum ma musique à des nouveaux sons, de nouvelles couleurs. Et ça on ne peut pas le faire chez soi.

Vous faites tout l'arrangement ?

Je me suis fait aider pour l'arrangement par Joseph Racaille qui s'est occupé l'harmonisation. J'avais écrit les mélodies. Après c'est une batterie, une basse une guitare et vous dites au batteur d'aller jouer plutôt comme ça,là on rajoute ça. Ensuite, on met les guitares, les violons, les cordes, on rajoute un ukulélé, la mandoline, des parties de piano, clavecin, orgue. Ensuite, vous rajoutez les cuivres et on se demande ce qu'il manque.

C'est compliqué à mettre en place sur scène ?
Non c'est pas compliqué sur scène car c'est complètement diffèrent. Sur scène ce qui prime c'est l'énergie. On est 6 sur scène et on y va tous à l'énergie.

Faire des concerts avec l'orchestre complet c'est quelque chose qui vous plairait ?
Ha oui ça me plairait mais c'est un coût qui est démentiel. Mais oui ce serait génial mais ce serait un tout autre concept, ce serait très sérieux. Là en concert on s'éclate c'est surtout la fête.

Finalement retour sur votre passé, vous avez un peu touché à tout comment passe-t-on d'un style punk plus dynamique?
Il y a 17 ans entre les deux. Je pense qu'en 17 ans on évolue,on change, vous écoutez de plus en plus de musiques, de plus en plus de musiques différentes. Vous vous affranchissez de tas de choses A 15 ans, je faisais ce que je savais faire, trois accords. On s'affine avec le temps on s'intéresse plus au texte, plus aux mélodies.

Vous pourriez encore évoluer ?
J'espère que je suis sur la route. J'espère pas que c'est pas figé sinon je me pends (rires). Déjà, mon premier album est complètement différent du troisième. Le premier c'était guitare voix plus un instrument ou deux.

Propos recueillis Da Silva vendred 12 mars 2010 dans le cadre du Festival Avec le Temps.

> www.myspace.com/dasilvaemmanuel

Propos recueillis par Fanny Nicolas et Jean-Baptiste Fontana
photo: Richard Dumas

 

Connectez-vous pour voir vos amis qui sont fans.
commenter
Mon commentaire
Pseudo
Ville
Email
(non diffusé)
Anti-spam merci de recopier ces caractères
Publié le 01/01/70