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Archimède

  Présentez-nous le groupe Archimède ?
Archimède, c'est deux frères. On est tous les deux auteurs et compositeurs. On joue à cinq sur scène, avec nos potes musiciens de Laval. Mais les chansons se font toujours à deux. On existe depuis 2005. Cet été, on a vraiment une bonne actu, notre titre L'été revient passe en radio. On a même eu une page et demi dans Libération dernièrement.

Parlez-nous de votre album, sorti dans les bacs le 1er juin ?
C'est un album très varié, un album de rock français. Toutes les chansons sont chantées en français. On essaie de faire couler la langue française dans nos textes, de manière à faire rebondir les syllabes. Mais l'envie d'Archimède, c'est de faire un rock français à l'anglo-saxonne, mélodique, tout en étant soucieux du texte.

Quelles sont donc vos influences : le rock français ou anglais ?
Les deux en fait. On est évidemment très influencé par le rock anglais des Beatles. On est aussi imprégnés d'artistes américains que nos parents écoutaient, comme Chuck Berry, Elvis Priesley ou Eddy Cochran. En France, on est évidemment influencé par la musique de Jacques Dutronc. Et on a découvert le revival du rock anglais plus contemporain avec The Blur, Oasis. On est donc aux confluents de toutes ces influences, avec un rock à guitares à l'anglo-saxonne et des textes spontanés comme ceux de Dutronc, Nino Ferrer ou Polnareff. On aime bien ce type de chansons un peu amusantes. On se retrouve moins dans le rock français d'aujourd'hui, que dans ce rock des années 60 et 70, avec des textes un peu loufoques, surréalistes, avec un point de vue ironique sur la vie.

Vous n'êtes donc pas un groupe de rock engagé ?
On présente plus un rock un peu vintage mais on n'est pas du tout dans cette idée de rock alternatif. On est plus pop, moins revendicatif. On n'est pas un groupe engagé, on présente plutôt des chansons dégagés, un peu à la Dutronc. Pour nous, c'est déjà un engagement de choisir de vivre de la musique et d'aller donner du bonheur aux gens sur scène.

Comment travaillez-vous ? Comment naît une chanson d'Archimède ?
C'est très variable. Parfois, il y en a un qui vient avec un texte et une mélodie, parfois, juste une mélodie et l'autre travaille le texte. Mais les textes viennent très souvent de Nico (le chanteur). Mais on travaille avec une grande complicité. On n'a pas vraiment de rôles prédéfinis. On compose et on écrit vraiment à deux.

Et d'où vient votre inspiration pour les textes ?
Souvent du vécu, des lectures aussi. On essaie aussi d'adopter une vision du monde un peu surréaliste. Il y a du rock vraiment frontal, mais il y a aussi des balades sur l'album. C'est un disque assez varié.
Nico : Comme j'ai été journaliste, je suis très attaché à l'idée d'angle. Quand je choisi un thème, j'essaie de l'angler sur une idée précise. On a trois chansons d'amour sur l'album. Mais ce sont trois histoires très différentes. Ce n'est pas juste : je t'aime, reviens, prends moi dans tes bras. On a une chanson qui raconte la relation entre un homme qui souffre et se sent seul parce que sa chère et tendre est toujours en mission humanitaire dans le monde entier. Dans L'amour PMU, on raconte la rencontre entre l'amour et le hasard, lorsqu'on tombe amoureux de fille qu'on était pas appeler à fréquenter.

Etiez-vous prédestiné à faire de la musique ? Peut-être grâce à votre entourage, votre éducation, votre famille ?
Pas directement. On a un père très mélomane qui ne bossait pas du tout dans le milieu de la musique, il bossait dans le milieu des transports à Laval, en Bretagne. Notre mère était nourrice. Néanmoins, notre père jouait de la guitare quand il était jeune, notre mère jouait de l'orgue à l'église, notre troisième frère jouait aussi de la musique. Donc de manière très indirecte, on a été un peu
imbibé de musique durant notre jeunesse.
On écoutait beaucoup de musique à la maison, mais on n'avait vraiment aucun lien avec ce monde du show-biz. On vient vraiment de nulle part. Si certains ont pu profiter de certains contacts familiaux pour être médiatisé, ce n'est pas notre cas.

Alors comment on en vient à se dire un jour qu'on va faire de la musique son activité professionnelle ?
C'est un concours de circonstances. On a commencé par composer quelques chansons, puis on a trouvé de bons musiciens pour nous accompagner. On a monté le groupe. On a commencé à faire quelques concerts dans notre ville, à Laval. On a participé à des tremplins régionaux, qu'on a fini par gagner. Et de fil en aiguille, on a rencontré des gens implantés dans le milieu, puis on a trouvé un éditeur. Ce sont donc du travail et des accumulations de coups de chance.
Mais au début, on a commencé par pur plaisir, juste pour se divertir. On continuait de bosser : moi (Nico) j'étais un peu prof de philo et un peu journaliste, et mon frère était banquier. On s'est juste laissé porter par les événements.
Mais ce parcours nous permet peut-être d'avoir un certain capital de sympathie auprès du public. On est les petits provinciaux venus de nulle part et nés sur scène. On vient d'une ville de Mayenne. On a pas eu l'oncle ou la tata qui bossait dans telle ou telle radio. On se demande encore aujourd'hui comment on en est arrivé là aujourd'hui.

Quelle est donc votre actualité pour cet été ?
On participe à une quinzaine de festivals en France. Mais on n'a pas encore de tournée toute programmée. On est quand même parti au Québec pour faire la première partie d'Indochine, c'était génial. Et sinon, on continue d'écrire de nouvelles chansons, quand l'inspiration nous vient.

Comment se passe la relation avec ce public nouveau ?
On est très content car le public a vraiment l'air d'apprécier nos concerts, quand on fait des premières parties. Il y a souvent un très bon accueil sur ce qu'on fait. On envoie un rock assez spontané qui plait au public. Un rock simple en apparence, mais comme en littérature, le plus simple est très souvent le plus complexe à réaliser. Les chansons des Beatles étaient finalement très simples, et c'était du génie.

Dans une demi-heure, vous allez monter sur scène. Comment vous sentez-vous ?
On se sent bien, on commence à avoir une petite expérience donc ça va. Mais on a toujours un peu la pression, surtout pour ce genre de gros festival qui ramène un large public. Il faut aller chercher les gens qui sont venus voir la tête d'affiche. C'est un vrai défi à relever à chaque fois. On a toujours cette boule dans le ventre qui fait qu'on a envie de tout lacher sur scène.

Archimède : le reportage

Propos recueillis par Damien Deparnay

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Publié le 01/01/70