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Reportage : Bénabar, Pauline et Archimède

La chanson française a été représentée sous toutes ses formes le soir du 23 juillet, au Festival des Voix du Gaou. Le rock spontanné du jeune groupe Archimède, la pop gentille de la chanteuse Pauline, et la joyeuse chanson à textes du talentueux Bénabar. Reportage.

Publié par Damien Deparnay le 29/07/2009 - Modifié le 20/07/10 16:52
Reportage : Bénabar, Pauline et Archimède

Après une soirée rock avec Lenny Kravitz, une soirée reggae avec Alpha Blondy, il fallait au moins une soirée dédiée à la chanson française pour compléter l'impressionnante programmation des Voix du Gaou 2009. C'est chose faite avec la soirée du 23 juillet, qui a vu défiler trois groupes du terroir, plus ou moins appréciés par le public...

La soirée avait pourtant bien commencé avec le jeune groupe breton Archimède. Ces deux frères originaires de Laval ont enchanté les spectateurs avec un « rock à la franco-saxonne », spontané, riche et puissant. Avec eux, pas besoin de réfléchir de midi à quatorze heures pour s'imprégner d'un texte pseudo philosophique. Archimède envoie la sauce avec des chansons extraites de leur premier album, « L'été revient » ou « L'amour PMU ». Ils ne se posent pas de questions, jouent leur musique les cheveux dans le mistral, et ça fait du bien.
On est rapidement emporté par ce rock à guitares librement inspiré de Jacques Dutronc, Nino Ferrer ou Oasis. Les festivaliers encore en pleine dégustation de sandwich thon-mayonnaise se lèvent, dansent, chantent, frappent dans leurs mains. Le défi d'Archimède est relevé. Hélas, après un rappel réclamé par le public, Archimède doit quitter la scène, trop tôt...





 

 

 

 

 

 

 

 

Ils laissent alors place à la jeune chanteuse Pauline. Accompagnée de quatre musiciens, la belle a eu bien du mal à faire perdurer la folle ambiance installée par les jeunes bretons. Il faut dire que sur les milliers de spectateurs, une douzaine d'adolescentes étaient venues spécialement pour elle. Difficile alors de faire bouger des trentenaires venus voir Bénabar sur des textes aussi poussés que « Une pour tous, tous pour une » ou « Mon côté fragile, mon côté cristal et lunaire... ». Malgré une énergie incontestable et une volonté délibérée et courageuse de faire danser le public, la sauce ne prend pas et les applaudissement ont du mal à dépasser les douze secondes. Le tout couronné par une chanson au texte des plus malvenus : « J'aime l'ennui ». Elle peut-être, pas le public. Pauline sauve heureusement la mise en interprétant son tube « Allo le monde », que tout le monde connaît pour l'avoir entendu une bonne centaine de fois à la radio depuis l'été dernier.

Il aura donc fallu attendre 22h30 pour voir exploser sur scène ce que la chanson française actuelle connaît de mieux : Bénabar. Avec ses dix musiciens plus talentueux et déjantés les uns que les autres, le chanteur met le feu à l'île du Gaou et remporte un succès incontestable auprès des festivaliers. Bien plus qu'un simple concert, le spectacle offert par Bénabar est complet. Ses chansons sont touchantes, amusantes, et tellement bien écrites. De « L'effet Papillon » à « Dis lui Oui » en passant par « A la campagne », le jeune homme nous fait naviguer dans un univers riche, un univers constitué de petits éléments du quotidien, de petites réflexions sur la vie.

Sa musique est entraînante, vibrante. Et quelle bête de scène ! Il saute de partout. On a à peine le temps de l'observer à droite de la scène qu'il est déjà à gauche. Le groupe de joyeux lurons s'amuse, porté par une parfaite harmonie entre ses membres, forcément ressentie au sein du public. En résulte une soirée conviviale. On a le sourire aux lèvres du début à la fin, notamment grâce à une série de mises en scène qu'il serait dommage de dévoiler à ceux qui n'ont pas encore eu la chance de voir le spectacle. Le concert semble s'achever trop tôt. On en redemande donc, à deux reprises. Des rappels que Bénabar offrira à son public sans rechigner. Certainement l'un des meilleurs concerts de cette édition 2009. Alors comme dirait l'artiste : « A très bientôt M'sieurs Dames ».

 

 

 

Damien Deparnay

ma réaction
 Je n'ai malheureusement pas assisté à ce concert précis, mais j'en ai vu plusieurs de Bénabar cette année et je retrouve parfaitement dans ce que vous décrivez le bonheur qu'on ressent à l'écouter et le regarder en live. Bien d'accord aussi avec l'idée qu'il est "ce que la chanson française actuelle connaît de mieux" ! Ce spectacle génial dans un lieu aussi enchanteresque que l'île de Gaou devait effectivement valoir le détour... Bande de veinards ! 
par Laurence - Genève - le 25/07/2009
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