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Organique et orgasmique Edition

Inutile de préciser que le festival l'Edition était fermement attendu cette année. En 4 ans, il a su s'imposer comme l'un des rendez-vous incontournables de la saison estivale. La programmation est pointue, entre jeunes talents et artistes avérés et les lieux choisis, toujours atypiques. La promesse de belles vibrations musicales ? Pari réussi pour cette 4ème édition.

Publié par Redac . le 15/06/2018
Organique et orgasmique Edition

Alors que la soirée d'ouverture devait se tenir comme à son habitude au théâtre Sylvain, la météo, peu clémente, en a décidé autrement. Impossible de jouer à ciel ouvert, la pluie s'abat sur la ville avec fracas. La soirée a néanmoins lieu mais elle est déplacée au Dock des Suds. Une sage décision même si la déception peut se lire sur de nombreux visages. L'ambiance se met peu à peu en place tandis que les notes électro gagnent du terrain. Sur scène, une belle surprise attend le public. Prenez une chanteuse sexy à la voix douce, ajoutez des musiciens exaltés, vous obtenez l'Impératrice. Le live est à la hauteur de ce que le nom laisse présager, on savoure une musique hypnotique et planante aux notes élégantes et psychédéliques.

L'alchimie opère à mesure que les morceaux s'enchaînent : Sultan des îles, Erreur 404, Vanille fraise, Matahari... La salle est à présent chaude et la température monte d'un cran avec l'arrivée de Polo & Pan. Les deux compères sont attendus de pied ferme, le show peut commencer. Leur dernier projet Caravelle est un véritable voyage sensoriel, entre électro, pop et percussions. En live, il prend toute sa dimension : Zoom Zoom, Nană, Plage isolée, Dorothy et le tant attendu Canopée. On plonge dans un univers cosmique où le mix est orgasmique. Le bal électronique se clôture avec leur dernier morceau fraîchement sorti Arc en ciel. Un dj set idéal pour finir cette première soirée dans une ambiance club qui a finalement pris ses marques au Dock.

Tandis que le ciel se dégage, le théâtre Sylvain se prépare pour la deuxième soirée du festival.

Témé Tan dévoile un univers musical dansant inspiré d'électro et de sonorités africaines, de quoi se mettre en joie avant l'arrivée de Camille, tête d'affiche du festival. C'est donc dans une ambiance décomplexée que la diva fait son entrée arborant une longue robe bleue. L'admiration est palpable dans le public. Au fil des morceaux, elle plonge le théâtre antique dans un univers organique et intemporel : Enseveli, Fontaine de lait, Je ne mâche pas mes mots, Home is where it Hurts... Une aura magnétique se propage, le temps semble suspendu. La mise en scène est à la fois poétique et minimaliste, entre tonalités de bleu pastel et tissus drapés. La toge de Camille suit les ondulations de son corps, elle est sa seconde peau. Les morceaux gagnent en puissance : Ilo Veyou, My man is married but not to me, Too drunk to fuck, Pâle septembre, Fille à papa.

Sa voix oscille entre susurrations et éclats. Elle se jette au sol et ôte sa robe au profit d'une combinaison d'un rouge éclatant. Le tempo est donné. Les morceaux battent la mesure : Paris, Ta douleur, Allez Allez Allez. Pour finir, elle parcourt la foule jouant du tambour accompagnée de ses chanteuses et musiciens. Elle est comme ça Camille, elle n'a pas pour habitude de faire les choses à moitié. On peut en dire autant du festival qui signe une édition 2018 faisant la part belle à la scène française.

Linda Mouffek