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Edgar Grospiron, le ''boss des bosses'' quitte déjà la présidence du COJOP Alpes 2030

Le " boss des bosses " n'aura finalement pas réussi à franchir toutes les bosses des Alpes 2030. Edgar Grospiron, président du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2030 depuis février 2025, est poussé vers la sortie. Son départ doit être entériné ce jeudi 10 septembre par le bureau exécutif du COJOP.

Published by Jean-Baptiste Fontana on 09/09/2026 - Updated on 09/09/26 19:53
Edgar Grospiron, le

Un an et demi après sa nomination, le champion olympique d’Albertville 92 n’aura jamais véritablement réussi à s’imposer à la tête d’une organisation marquée par les tensions de gouvernance. La rupture de confiance avec les principales parties prenantes était devenue manifeste ces derniers mois, et notamment en juillet quand deux directeurs devaient être nommés. Edgar Grospiron avait déjà été proche d’un départ lors des Jeux de Milan-Cortina, avant que ce soit finalement son directeur général Cyril Linette qui quitte ses fonctions, évoquant des « désaccords insurmontables ». Mais fin août, l’État, les deux régions concernées et les comités olympique et paralympique ont fait savoir au CIO que la confiance avec le président du Cojop était rompue selon les informations du Parisien.

Son départ intervient surtout à un moment particulièrement délicat. Il reste moins de trois ans et demi avant l’ouverture des Jeux de 2030, alors que plusieurs dossiers majeurs doivent encore être consolidés. La commission de coordination du CIO sera d’ailleurs à Lyon du 14 au 16 septembre, quelques jours seulement après le départ annoncé de Grospiron. Le COJOP doit donc rapidement assurer la continuité de sa gouvernance, avec notamment l’hypothèse d’un intérim assuré par son directeur général Vincent Roberti.

Le dossier des Jeux Olympique d'Hiver des Alpes 20230 a également été bousculé par la disparition de Nice de la carte des sports de glace. Après l’élection d’Éric Ciotti, maire UDR allié au RN, celui-ci s’est opposé à la transformation temporaire de l’Allianz Riviera en patinoire pour le hockey. Le pôle glace a finalement été transféré à Lyon, ajoutant une nouvelle difficulté à une organisation déjà sous pression et bousculant l'équilibre entre les deux régions Auvergne Rhône Alpes et Provence Alpes Côte d'Azur.

Qui pour succéder à Edgar Grospiron ?

Pour les Alpes 2030, le défi est désormais de tourner rapidement la page Grospiron. Pour lui succéder, aucun nom ne s’impose encore. Plusieurs profils circulent déjà dans les médias, parmi lesquels l’ancien biathlète Vincent Jay, l’ex-secrétaire général de la FIS Michel Vion, l’ancien patron de la SNCF Guillaume Pepy ou encore Amélie Oudéa-Castéra. Entre un profil politique, un grand patron ou un ancien sportif, c'est avant tout une personne de consensus et d'un immense talent qui devra être trouvée. 

Avec un calendrier qui ne laisse plus beaucoup de place aux hésitations, le prochain président devra surtout parvenir là où son prédécesseur n’a pas réussi : fédérer durablement les acteurs politiques, sportifs et institutionnels autour d’une même gouvernance pour réussir les Jeux Olympiques des Alpes 2030.

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