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On a vibré au Marseille Jazz des Cinq Continents : nos coups de coeur de cette édition 2026

Le festival Jazz des Cinq Continents a encore une fois retourné Marseille, et entre la chaleur de l'été et les notes qui s'envolaient, on a pris de sacrés frissons.

Published by Sara Mazroui on 17/07/2026 - Updated on 17/07/26 15:28
On a vibré au Marseille Jazz des Cinq Continents : nos 5 grosses claques de l'édition !

On a vu défiler des pépites, mais s'il fallait ne retenir que 5 moments forts ce serait sans hésiter ceux-là :

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1. Julie Campiche : Une harpe, une voix et beaucoup de tripes

On commence avec Julie Campiche et son projet solo Unspoken. C'est un voyage ultra-personnel que la harpiste genevoise a pensé comme une galerie de portraits de femmes — celles qui l'inspirent, mais aussi celles que l’Histoire a trop souvent passées sous silence. Elle ouvre d'ailleurs le bal avec le titre « Anonymous », en clin d'œil à Virginia Woolf qui disait que, souvent, derrière l’anonymat historique se cachait une femme.

Sur scène, elle est seule avec son instrument, mais elle en fait un truc de fou. Oublie la harpe classique et un peu sage : Julie y glisse une écharpe entre les cordes pour étouffer le son et choper un rythme hyper percussif, presque groovy. Elle y mêle des touches d'électro et sa propre voix. Elle avoue elle-même être super timide pour chanter, mais c’est justement cette vulnérabilité qui rend le moment magique. C’est intime, c’est fort, ça prend aux tripes.

2. Le Trio de Tania Giannouli : Le grand voyage entre Orient et Occident

Avec Jakob Bänsch à la trompette et Kyriakos Tapakis au oud, la pianiste grecque Tania Giannouli nous a offert une parenthèse totalement suspendue. Ce trio, né à Berlin en 2018, s’amuse à gommer toutes les frontières. On navigue entre jazz, musique de chambre et sonorités traditionnelles sans jamais se perdre.

C’est hyper fluide, très imagé (on sent clairement l'influence du cinéma dans sa musique), et ça glisse tout seul comme une brise marine un soir de canicule. Un dialogue d’une finesse rare qui fait du bien à l'âme.

3. Cynthia Caubisens : Un moment de pure magie improvisée

Si tu cherches le moment le plus mystique du festival, le voilà. Cynthia Caubisens (qui enseigne d'ailleurs juste à côté, au Conservatoire de Marseille) nous a pondu un set tout simplement magique.

Seule en scène, elle ne se contente pas de jouer du piano : elle l'explore, elle le bouscule. Elle s'amuse avec l’acoustique, intègre des percussions, des claviers électroniques, pose sa voix... C'est de l'improvisation pure, vivante et hyper visuelle. Elle crée une texture sonore qui t'embarque direct. Une immense claque artistique.

 

 

4. Duo brady-L'Orchestre national de jazz : Complicité entre Mars, Carla Bley et les mouettes


5. Obradovic – Tixier Duo : Le gros coup de jus de la fin

Pour finir en beauté, Lada Obradovic (à la batterie) et David Tixier (au piano) ont littéralement électrisé la scène. Venus présenter leur album Jiggled Juggler, le duo franco-croate a montré pourquoi il squattait les récompenses internationales ces derniers temps.

Leur truc, c'est de marier l'acoustique pure et des vagues d'électro bien senties. Lada balance des rythmes ultra-ciselés, presque hypnotiques, pendant que David pose des harmonies lumineuses, parfois un peu mélancoliques. C'est physique, c'est moderne, et ça bouscule les codes du jazz traditionnel. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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